Une petite organisation devenue grande: ma fierté d’avoir joué pour le «mini-Canadien»


Antoine Roussel
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J’ai porté l’uniforme des Saguenéens de Chicoutimi de 2006 à 2010. Mais quand tu joues pour les « Sags », tu restes un « Sags » pour toujours. C’est comme si ça te marquait au fer rouge.
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Parmi mes coéquipiers de l’époque, certains sont encore mes amis. Certains feront d’ailleurs le voyage pour assister à la finale. Quand on m’a proposé de devenir membre du conseil d’administration, il y a cinq ans, je ne pouvais pas refuser. Les « Sags », c’est gros !
Être un Saguenéen, c’est plus que formateur. Déjà dans mon temps, c’était l’une des équipes qui poussaient pour être parmi les leaders pour la réussite scolaire. Quand tu n’étais pas sur la glace, il n’était pas question de te tourner les pouces.
Ça faisait en sorte que tu ne développais pas seulement tes aptitudes au hockey. Ça t’apportait une rigueur dans tous les aspects de ta vie.

Être un joueur des Saguenéens, c’est un privilège. Pour la région, c’est comme le mini-Canadien de Montréal. C’est une école de la vie en accéléré, là où tu te bâtis en tant que jeune adulte. Le faire avec un but, c’est déterminant. Les hauts et les bas te font grandir vite.
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À l’image des gens du coin
Vivre au Saguenay–Lac-Saint-Jean, c’est naviguer à travers les éléments, être prêt à faire face à des tempêtes de neige à profusion. C’est vivre dans une région où les gens s’entraident, où les gens travaillent fort.
Et les Saguenéens – l’équipe de hockey -, c’est exactement ça aussi.
Quand je suis arrivé en 2006, le club avait déjà 40 ans et donc, énormément de vécu. Mais c’était une toute petite organisation, avec peu de gens qui géraient tout à bout de bras. Il y avait une femme d’exception, Diane Girard, qui s’occupait de l’accueil et qui portait beaucoup de chapeaux. Renald Nepton, le directeur des opérations hockey, en faisait énormément. Quand je suis arrivé dans la Ligue nationale, ça m’a frappé à quel point il était capable de faire avancer l’organisation avec peu de moyens.
On regardait une grosse organisation comme celle des Wildcats de Moncton et on se disait qu’ils étaient à un autre niveau.
Pas facile, mais...
Mais c’est incroyable à quel point les Saguenéens ont évolué depuis quelques années. Grâce au président Serge Proulx, à la directrice marketing Iris Tremblay et à la vision du président du conseil d’administration Richard Létourneau, notamment, l’équipe a atteint un niveau stratosphérique.

C’est aussi une équipe qui est soutenue par de nombreux bénévoles, qui le font par amour pour ce club.
Sur la glace, Yanick Jean, le meilleur directeur général de la ligue, a accompli tout un travail pour mener l’équipe là où elle est rendue. Les Saguenéens ont été privés de leurs espoirs de championnat par la maudite COVID dans le dernier cycle, mais cette fois, on peut rêver que ce soit la bonne.
Ce sera un duel au sommet contre une organisation phénoménale qui mène la ligue. Ce ne sera pas une série facile, mais j’ai toutes les raisons de croire que mon équipe peut gagner. Les joueurs ont accompli un travail exceptionnel. On n’est plus à des années-lumière des Wildcats, désormais.
C’est go time ! Go Sags go !
- Propos recueillis par Jessica Lapinski