«Une pathétique catastrophe»: Donald Trump attaque de nouveau Stephen Colbert
AFP
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Donald Trump s’en est pris avec une violence renouvelée aux late shows, émissions télévisées humoristiques dont il est une cible de prédilection, et plus généralement aux chaînes de télévision, agitant à nouveau la menace d’une suppression de leurs licences.
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Le président américain a choisi un vocabulaire particulièrement hostile pour réclamer la fin de l’émission de l’animateur Stephen Colbert à CBS, dans un message publié dans la nuit de mardi à mercredi dans Truth Social.
La chaîne «devrait “l’achever” MAINTENANT, c’est la seule chose humaine à faire», a réclamé le président américain, jugeant que cet humoriste très connu des téléspectateurs était «une pathétique catastrophe».
Il a utilisé en anglais la locution verbale «to put to sleep», généralement utilisée pour décrire l’action d’euthanasier des animaux.
CBS avait déjà annoncé il y a quelque temps que le Late Show animé par Stephen Colbert s’arrêterait en mai 2026.
«Si les émissions d’information et les émissions de fin de soirée des chaînes sont presque à 100% négatives sur le président Donald J. Trump, MAGA [Make America Great Again] et le Parti républicain, ne faudrait-il pas révoquer leurs très précieuses licences de diffusion? Je dis OUI», a écrit le républicain de 79 ans dans un autre message, reprenant une menace qu’il avait déjà formulée.

La décision de mettre fin à l’émission de Stephen Colbert avait conduit les opposants à Donald Trump à crier à la censure.
Paramount, maison mère de CBS, a payé 16 millions de dollars au président américain pour solder un contentieux portant sur le montage d’une entrevue de Kamala Harris, sa rivale démocrate à la présidentielle.
La fin de semaine dernière, la nouvelle rédactrice en chef de la chaîne, Bari Weiss, a bloqué la diffusion d’un reportage sur les conséquences des expulsions brutales d’immigrés menées par l’administration Trump.
Une autre chaîne, ABC, avait pour sa part suspendu brièvement la vedette de son émission de fin de soirée, Jimmy Kimmel, avant de le faire revenir à l’antenne puis de prolonger son contrat d’un an, jusqu’au milieu de l’année 2027.
Le président américain voudrait redessiner le paysage audiovisuel, selon lui caractérisé par un préjugé anti-conservateur.
Il a placé un fidèle, Brendan Carr, à la tête de la puissante autorité de régulation du secteur, la FCC.
Ce dernier a fait des remous en déclarant récemment, pendant une audition parlementaire, que «la FCC n’était pas formellement une agence indépendante», sous-entendant que son action pouvait donc être alignée sur les priorités politiques de la Maison-Blanche.