Italie 2026: skieurs de bosses de grand-papa, à papa... à Julien
Le ski occupe une très grande place dans la famille Viel


Richard Boutin
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Le ski occupe une très grande place dans la famille Viel. Le grand-père Lucien a été un des pionniers en ski de bosses au Mont-Sainte-Anne; le paternel François entraîne encore les jeunes de la relève après plus de 30 ans et Julien vivra ses premiers Jeux olympiques en Italie.
Membre de l’équipe canadienne de bosses depuis 2020, Viel voue une grande admiration à son grand-père. «Sans ti-Lu, je ne serais jamais devenu un skieur de bosses, affirme-t-il. Plus jeune, mon grand-père a fait un voyage en Europe où il a découvert le ski de bosses. À son retour, il a été un des pionniers au Mont-Sainte-Anne, où notre sport débutait.»

Le ski a permis à ses parents de se rencontrer sur les pentes. «Mes premières descentes ont été dans le ventre à ma mère et dans le sac à dos à mon père, raconte-t-il avec son plus beau sourire. J’ai chaussé mes premiers skis à 18 mois et j’ai descendu la Gondoleuse [la grosse piste à bosses au Mont-Sainte-Anne] à 3 ans. Je me suis joint au club du Mont-Sainte-Anne à l’âge de 4 ans avec ma grande sœur, qui est de cinq ans plus vieille que moi. Mon père m’a entraîné jusqu’à l’âge de 12 ans.»

Maintenant âgé de 84 ans, son grand-père pratiquait le ski encore il y a trois ou quatre ans. Si sa santé ne lui permet plus le ski, il se fait un devoir de suivre son petit fils par le biais d’internet.
«À 78 ou 79 ans, mon grand-père faisait encore une descente de bosses par jour, souligne l’étudiant en génie des mines. Dans la gondole, on voyait ti-Lu descendre tranquillement. Il a toujours adoré le ski. Il a commencé à Rivière-du-Loup, où il a trouvé une butte sur des skis en bois avec des bottes en cuir et des fixations en métal.»
«Mon grand-père ne m’a jamais vu comme un pro, mais comme le petit Julien qui suivait ses passions, de poursuivre le bosseur de 24 ans. Il est impressionné maintenant et il ne rate pas une de mes courses. Il adore me voir.»
M. Viel était présent à Val Saint-Côme lors du passage de la Coupe du monde en 2025, où son petit fils a remporté une médaille d’argent à l’épreuve individuelle.
«La cerise sur le sundae»
S’il a appris à skier pratiquement avant de marcher, Viel le faisait avant tout pour s’amuser et non avec le rêve d’atteindre les Jeux olympiques un jour. «Les Olympiques n’ont jamais été un objectif pour moi, souligne-t-il. Ma sélection représente la cerise sur le sundae. C’est un bonus pour tout le travail accompli au cours de ma carrière.»
«L’école a toujours été mon plan A et le ski représentait un plus, de poursuivre Viel. Le ski occupe maintenant la place la plus importante, mais il s’agit d’une étape dans ma vie. Je souhaite étudier en génie des mines.»
À Livigno, où se dérouleront les épreuves de ski acrobatique, Viel sera entouré de ses proches. «Ça va être malade que tout le monde soit présent. Mes parents seront là tout comme mes amis. Je veux en profiter au maximum.»