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Une nouvelle histoire

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2022-02-02T18:05:21Z
2022-02-03T04:24:05Z

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Rudy Camacho l’admet sans détour : quand il a joué son dernier match avec le CF Montréal, en novembre dernier, il pensait que la page était tournée.

« Pour moi, c’était une histoire finie et je ne m’attendais pas à revenir et ça se fait avec joie, je suis très content de revenir à la maison », a avoué le défenseur après l’entraînement mercredi matin. 

Et le plus drôle dans tout ça, c’est que tout s’est un peu fait à son insu.

« Mon agent a repris contact avec Olivier [Renard] sans forcément me le dire parce qu’il voyait que je refusais des choses et par rapport à la famille, ça me dérangeait.

« Il m’a reproposé le dossier Montréal et je l’ai finalement accepté. On ne m’a pas mis un couteau sur la gorge pour revenir à Montréal, et le financier, je n’en parle pas. Je suis content de repartir sur deux ans avec le club avec lequel j’ai passé le plus de temps dans ma carrière. »

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Lors de ses quatre premières saisons à Montréal, Camacho a vécu des hauts et des bas, mais surtout un crescendo alors que ses prestations n’ont cessé de s’améliorer, lui permettant d’être nommé joueur défensif de l’année la saison dernière.

« Je suis passé par tous les sentiments dans les quatre dernières années. J’ai vécu des montagnes russes, mais ça va mieux maintenant. »

Rudy Camacho célébrant un but au côté de Joel Waterman (à gauche) lors d’une victoire du CF Montréal contre le Dynamo de Houston le 3 novembre dernier.
Rudy Camacho célébrant un but au côté de Joel Waterman (à gauche) lors d’une victoire du CF Montréal contre le Dynamo de Houston le 3 novembre dernier. Photo d’archives

Des offres et la famille 

À aucun moment il n’y a eu de la tension entre les deux parties. Il s’agissait de décisions d’affaires.

« C’était ma décision de refuser et j’étais dans mon droit tout comme ils étaient dans leur droit de me proposer ce qu’ils m’ont proposé. »

Entre-temps, Camacho a reçu des offres, mais aucune ne l’a suffisamment séduit pour qu’il l’accepte.

« J’ai reçu des propositions intéressantes financièrement dans des championnats qui ne m’intéressaient pas plus que ça. J’ai quand même 30 ans, je n’ai pas 35 ans, j’ai encore beaucoup à donner. »

Père de deux enfants de six ans et un an et demi, Camacho a beaucoup pensé à sa famille quand il soupesait les propositions.

« Le parcours scolaire entrait en ligne de compte et celui de six ans comprend tout, ce n’était pas facile de lui dire que je serais parti pendant six mois. C’était des décisions difficiles à prendre et je n’ai pas été capable de les prendre. »

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Même s’il a recommencé à s’entraîner dès son retour à Montréal au début du mois de janvier, Camacho accuse du retard sur le reste de ses coéquipiers.

« Je n’arrive pas très loin derrière physiquement, mais j’ai quand même trois semaines de retard », insiste-t-il.

« Entre les entraînements collectifs et l’entraînement individuel, il y a un monde. Je me suis entraîné certes, mais ça ne remplace pas les entraînements collectifs. »

Il n’est donc pas vraiment question qu’il soit en mesure de jouer contre Santos Laguna le 15 février, et ça demeure tout aussi incertain pour le match retour une semaine plus tard, même si c’est ce qu’il souhaiterait.

« On ne peut pas aller plus vite que la musique, a prévenu l’entraîneur-chef Wilfried Nancy. Ce n’était pas prévu que Rudy revienne. Les choses sont claires avec lui. Et on va y aller tranquillement. Est-ce que ça va être le match retour de la Ligue des champions ou plus tard ? Je n’en ai aucune idée. »

Agir comme Grand frère 

Avec son expérience, Rudy Camacho sera le grand frère d’une brigade défensive dont la moyenne d’âge est de 22,1 ans quand on l’exclut du calcul.

Et c’est une situation qui lui plaît parce qu’il a envie de transmettre son savoir pour donner une chance à ses jeunes coéquipiers qu’il n’a lui-même jamais eue.

« J’aime bien conseiller et parler avec les jeunes. J’ai été dans leur position et ce n’était pas comme ça à l’époque. Les anciens ne s’occupaient pas trop des jeunes.

« Je n’ai pas envie de reproduire ce que j’ai vécu. Si je peux leur apprendre des choses et être proche d’eux sans parler de football, je veux les aider à s’intégrer. »

La classe de Johnston  

Entre le départ de Camacho et son retour, le CF Montréal a eu le temps d’obtenir le défenseur canadien Alistair Johnston dans une transaction avec Nashville et celui-ci a mis la main sur le numéro 4.

L’entraîneur Wilfried Nancy a tenu à souligner un geste de son nouveau défenseur à l’endroit de Camacho, un vétéran.

« Alistair a tout simplement pris son téléphone pour contacter quelqu’un de l’équipe et lui dire qu’il voulait redonner son numéro à Rudy. Le connaissant, je ne suis pas surpris. J’adore ça parce que quand on le connaît comme joueur, c’est un gars qui va se défoncer pour le collectif. »

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