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Une nouvelle diplomatie sous Donald Trump

Photo portrait de Nicolas Saillant

Nicolas Saillant

2020-11-02T06:00:00Z

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L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche a bouleversé les relations internationales. Le 45e président n’a pas hésité à rompre avec les doctrines de la géopolitique traditionnelle américaine. Le Journal vous propose quelques moments-clés de cette diplomatie nouveau genre. 

Déménagement de l’ambassade américaine vers Jérusalem   

Photo d’archives
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Historiquement, les États-Unis ont toujours été un allié proche de l’État d’Israël et les présidents américains ont toujours pris soin de cette relation. Or, Trump a marqué le coup comme aucun de ses prédécesseurs en reconnaissant Jérusalem comme la capitale d’Israël, y relocalisant l’ambassade qui était à Tel-Aviv.   

À cette «insulte» pour les Palestiniens, s’est ajouté le «deal du siècle», un processus de paix sans l’aval de ceux-ci. Le républicain a reçu le premier ministre d’Israël, Benyamin Netanyahu, en septembre, lui remettant «les clés de la Maison-Blanche». 

Une relation mystérieuse   

Photo d’archives
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Les liens entre les présidents des superpuissances russe et américaine sont pour le moins nébuleux depuis la campagne électorale de 2016. Trump et Vladimir Poutine ont eu peu de tête-à-tête officiels, mais près d’une vingtaine de conversations privées auraient eu lieu depuis l’élection.

La question de l’ingérence de la Russie dans l’élection américaine a teinté le mandat du milliardaire, surtout que des rapports font aussi état d’une opération visant la réélection de Trump «probablement» dirigée par Poutine, selon un rapport de la Central Intelligence Agency (CIA) rendu public.

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Poutine avait invité son homologue pour les 75 ans du Jour de la victoire à Moscou le 9 mai, mais le président américain ne s’y est pas rendu.  

Rencontre historique avec Kim Jong-un   

Photo d’archives
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Après une première réunion entre le dictateur nord-coréen, Kim Jong-un, et le locataire de la Maison-Blanche à Singapour, les deux hommes se sont à nouveau rencontrés en juin 2019 à la frontière entre les Corée du Sud et du Nord. C’était la première fois qu’un président américain mettait les pieds en Corée du Nord.   

Trump a eu des commentaires élogieux à l’endroit d’un des pires dictateurs au monde tout au long de ces rencontres. Les discussions sur la dénucléarisation de la Corée du Nord n’ont toutefois pas connu d’avancées significatives. 

Le «virus chinois»   

Photo d’archives
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Trump a rapidement reçu le président chinois Xi Jinping après son élection, mais force est de constater que les relations se sont constamment détériorées depuis cette rencontre en Floride. Exacerbée par le protectionnisme de l’homme d’affaires américain, la guerre commerciale s’est amplifiée et la crise sanitaire n’a fait que mettre de l’huile sur le feu.  

Celui qui brigue un second mandat répète depuis mars que la COVID-19 est un «virus chinois» et que la pandémie résulte de la «faute» de l’empire du Milieu. 

La Chine a pour sa part été prudente dans ses relations en tentant de garder «le focus» sur les priorités.

L’affaire ukrainienne   

Photo d’archives
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Le mandat de Trump aura été marqué par une rare procédure de destitution. On reproche au 45e président américain d’avoir demandé l’aide de l’Ukraine en lançant une enquête publique sur Joe Biden et les intérêts de son fils Hunter. 

En échange de cette attaque contre l’adversaire de Trump, l’Ukraine devait recevoir des millions de dollars d’aide militaire. Après qu’un lanceur d’alerte eut communiqué cette information, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait été pressé de questions alors qu’il se trouvait aux côtés de Trump lors d’une rencontre. 

Le Sénat, à majorité républicaine, a voté contre la destitution du président au terme d’un procès en février dernier.  

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