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Une mauvaise habitude devenue un mal chronique pour les Oilers

Photo fournie par AFP / GETTY IMAGES
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-05-28T20:34:17Z

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EDMONTON |  Les Oilers sont chanceux d’avoir une équipe bourrée de talent et dont l’attaque massive peut les sortir d’embarras, sans quoi ils n’auraient assurément pas franchi le deuxième tour.

La troupe de Kris Knoblauch a pris la fâcheuse habitude de s’asseoir sur ses lauriers après être sortie des blocs de départ de façon fulgurante. Ce fut le cas à quelques occasions contre les Canucks. Et voilà qu’ils viennent de revivre ce scénario deux fois de suite contre les Stars.

Au lendemain du revers de 5 à 3 dans le troisième match de cet affrontement, on essayait encore de comprendre d’où provient cette mauvaise habitude devenue un mal chronique.

Photo fournie par AFP / GETTY IMAGES
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«On menait 2 à 0 et 10 à 3 dans les tirs au but. On est peut-être devenus un peu trop confiants, a analysé Vincent Desharnais. On a arrêté de faire les petites choses, de s’appliquer sur les petits détails qui nous permettent d’avoir du succès.»

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«Ce qui est positif, c’est qu’on n’a pas perdu parce que les Stars sont trop bons ou trop forts pour nous. On est capable de rivaliser avec eux, on l’a prouvé, a-t-il repris. Maintenant, il faut le faire pendant 60 minutes. Parce que 10 minutes, c’est tout ce dont ils ont besoin pour sortir avec la victoire.»

Oettinger le mur

L’autre problème, c’est que, lorsque les Oilers sont à égalité après 40 minutes de jeu, ils sont incapables d’aller chercher le gros but décisif. La bande de Connor McDavid a subi quatre revers en autant d’occasions dans une situation semblable.

Dire qu’en saison régulière, leur dossier était de 13-4-2.

«Je ne sais pas comment l’expliquer. On n’est pas suffisamment entêté, je suppose, pour mettre le point d’exclamation à ces matchs, a mentionné Leon Draisaitl. C’est quelque chose qu’on a perdu dernièrement.»

Pour leur part, les Stars présentent un dossier de quatre gains et deux revers. On peut se demander si Jake Oettinger n’est pas une grande raison de ces succès dans le dernier tiers.

Lundi, il a été bombardé de 13 lancers au cours du troisième vingt, mais il n’a jamais flanché.

D’ailleurs, le gardien des Stars domine le circuit avec une moyenne de buts accordés de 1,42 et un taux d’efficacité de ,953 sur les patinoires adverses.

Nurse ne répond pas aux attentes

Les représentants de l’Alberta augmenteraient sans doute leurs chances de se séparer de leurs adversaires si Darnell Nurse parvenait à jouer à la hauteur du salaire qu’il commande.

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Auteur de seulement deux points depuis le début des séries éliminatoires, il affiche un différentiel de -12. En fait, il s’est trouvé sur la patinoire pour 21 buts de l’adversaire à forces égales. Dans un cas comme dans l’autre, il est le pire de la LNH.

Il se trouve à l’extrémité inverse de son coéquipier Evan Bouchard, qui présente un excellent +12. D’ailleurs, il domine les arrières du circuit avec 22 points, dont cinq buts.

«Parfois, tu te retrouves avec un moins alors que tu n’as rien eu à voir avec le jeu. Je prends donc cette statistique avec un grain de sel», a d’abord tenté de tempérer Knoblauch.

«Mais je pense qu’il y a place à l’amélioration pour Darnell, a-t-il reconnu. Il peut jouer mieux. Il doit se fier à ses instincts. Je ne connais pas un joueur dans la LNH capable de se déplacer et de fermer le jeu aussi rapidement que lui. Il doit se servir de cette qualité à chacune de ses présences.»

Nurse représentera bientôt un boulet pour l’organisation des Oilers. Il reste encore six saisons à l’entente de huit ans qui lui rapporte une moyenne de 9,25 M$ par saison. Il est celui qui présente l’empreinte salariale la plus lourde chez les Oilers après les 12,5 M$ de Connor McDavid.

L’an prochain, il sera le cinquième défenseur le mieux payé de la LNH. Il touchera alors 12 M$.

Ça commence à grogner à Edmonton.

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