Une lourde tâche pour les restaurateurs des zones orange
Vanessa Limoges | TVA Nouvelles
Partager
Plusieurs citoyens de l'Est-du-Québec auraient souhaité un meilleur contrôle des allées et venues entre les régions rouges et orange pour la semaine de relâche.
C'est le cas de restaurateurs de la région, qui doivent sélectionner la clientèle à la porte, commencent à trouver que la situation pèse lourd sur leurs épaules.
En zone orange, tous les restaurateurs ont l'obligation de tenir un registre. Les clients doivent donc prouver qu'ils résident en zone orange pour fréquenter les salles à manger des restaurants qui se trouvent dans ce palier d’alerte.
«C'est d'aller "carter" à la porte, prendre le registre, on a une pression supplémentaire. [...] Jouer à l'agent de sécurité, c'est une tâche qui [s'ajoute sur la pile], c'est dur à gérer et ce n'est pas le "fun" de faire ça aux clients, je ne suis pas là pour "carter" des gens, je suis là pour les recevoir et leur faire passer une belle soirée», a confié Éric Dumas, copropriétaire du Bovino Grill, mercredi.
TVA Nouvelles a contacté une dizaine de restaurateurs de la région de Rimouski et tous ont indiqué être heureux de retrouver leur clientèle, mais ils soulignaient aussi se retrouver avec un fardeau supplémentaire qui, selon eux, ne leur revient pas.
«Il faut faire la police, mais sans le fonds de pension qui vient avec», a lancé une restauratrice qui a préféré rester anonyme.
«On a souvent l'impression que notre industrie en général est ciblée au niveau des mesures des restrictions on dirait que souvent les mesures ça dépend de nous», a souligné Steven Guimond Corriveau, copropriétaire du 9 resto déjeuner.
Les restaurateurs contactés ont souligné que jusqu'ici la collaboration des clients était généralement bonne. Ils craignent toutefois certains débordements à la semaine de relâche.