Collège Laflèche: une journée dédiée à la culture atikamekw
Amélie Simard-Blouin | TVA Nouvelles
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Des étudiants du Collège Laflèche ont découvert les réalités autochtones à travers trois activités, organisées le cadre de la semaine de la culture. Celle de jeudi est dédiée à la culture atikamekw.
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À midi, ceux qui le désiraient ont pris place dans l’amphithéâtre du Collège Laflèche. C’est le vice-chef des Atikamekw de Manawan, Sipi Flamand, qui a pris la parole. Sa conférence, intitulée, «Autochtone 101», a pour objectif d’introduire les enjeux et réalités vécues par les Premières Nations.
«On a des ponts à créer, à bâtir à rebâtir entre les autochtones et les allochtones et ça passe beaucoup par le développement d’une curiosité de la culture de l’autre», a souligné le professeur en littérature du collège et membre du comité Kirano, Olivier Gamelin.
M. Flamand n’en est pas à sa première conférence dans un établissement scolaire. Le travail de sensibilisation auprès des jeunes est important pour lui. «C’est pour faire comprendre les réalités que nous vivons dans nos communautés, mais aussi en territoire», a expliqué M. Flamand. «C’est eux qui vont pouvoir amener de grands changements dans notre société. C’est avec des formations, de la sensibilisation et des conférences auprès étudiants qu’il faut commencer pour faire des changements», a ajouté le leader dans la communauté atikamekw.
«On dit souvent que le racisme creuse ses racines dans l’ignorance. À partir du moment où j’ignore l’autre, j’ignore sa culture, j’ignore qui il est, oui je peux nourrir des préjugés», a fait voir M. Gamelin.
Un peu plus tard, c’est la réalisatrice du film «Le mur invisible», Laurence B. Lemaire, qui a été invitée sur scène. Présenté aux étudiants, le documentaire suit son parcours avec deux jeunes femmes autochtones qui l’ont invitée dans leur communauté.
«J’avais une très grande ignorance et ça m’a ouvert carrément un monde. Si après, il y a une personne dans cette salle-là qui peut être éveillée, être curieux, aller à la rencontre d’une personne autochtone, c’est mission accomplie», a assuré la réalisatrice.
La journée se termine avec un souper au restaurant l’Escarbille du Collège Laflèche. C’est un étudiant, aussi cuisinier, qui a préparé un menu gastronomique de plats atikamekw. Une autre façon de faire découvrir la culture aux intéressés. «On a vraiment regardé les menus traditionnels et on les a actualisés. L’alimentation, c’est différent d’une nation à l’autre», a poursuivi Adam Nicolas Flamand.
Le comité Kirano du Collège Laflèche, qui signifie «Nous, ensemble», espère faire de cette journée un événement annuel.