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«Convoi de la liberté»: une journée comme les autres malgré le décret à Ottawa

Nora T. Lamontagne et Erika Aubin | Journal de Montréal

2022-02-12T16:49:03Z
2022-02-12T20:54:32Z

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Malgré l’état d’urgence décrété hier en Ontario, les manifestants n’ont toujours aucune intention de quitter les lieux en ce seizième jour d’occupation au centre-ville d’Ottawa. 

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Ce matin, les camionneurs préparaient leur café sous une légère neige et s’affairaient à monter des jeux gonflables pour les enfants au cœur du convoi. L’annonce hier du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, n’a rien changé à leur routine matinale. 

Photo courtoisie
Photo courtoisie

Pendant ce temps, des dizaines policiers tentaient de déloger ceux qui bloquent le pont Ambassador, à Windsor. Le président américain Joe Biden a demandé hier à son homologue canadien d’agir rapidement pour que la circulation reprenne sur ce lien routier vital au commerce entre les États-Unis et le Canada. 

Fête à ciel ouvert 

Quelques heures plus tard en après-midi, le centre-ville d’Ottawa a pris l’allure d’un party à ciel ouvert. Des manifestants ainsi que de nombreuses familles se sont joints à la fête. Devant une scène construite vendredi soir face au parlement, des centaines de personnes étaient rassemblées et dansaient. 

La foule était dense au point où il était difficile d’y circuler, a pu constater le Journal. 

À quelques pas de là, des enfants s’amusaient à glisser dans les jeux gonflables.

Au même moment, des citoyens d’Ottawa qui n’en peuvent plus « de voir leur quartier assiégé » ont remonté la rue Banks, à peine à quelques centaines de mètres du centre-ville, afin de signifier leur ras-le-bol.

Rappelons que les contestataires s’exposent désormais à des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 $ par individu et à des peines d’un an de prison.

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