Une intronisation historique pour Ichiro Suzuki au Temple de la renommée du baseball


Benoît Rioux
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Ichiro Suzuki est devenu le premier Japonais à être élu au Temple de la renommée du baseball, à Cooperstown, et il est entré par la grande porte, mardi soir, en étant élu avec 99,7% des votes dès sa première année d’admissibilité.
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Marquant ainsi l’histoire nipponne, «Ichiro» était à un seul vote de devenir le deuxième joueur à recevoir l’aval de tous les électeurs après le Panaméen Mariano Rivera, ancien releveur des Yankees de New York. Or, il y a visiblement quelqu’un sur les 394 décideurs qui a voulu faire du zèle ou qui s’est carrément trompé en remplissant son bulletin.
«C’est un honneur et c’est une journée spéciale, a néanmoins commenté Suzuki, lors d’une entrevue accordée sur le site web du baseball majeur. Je n’aurais jamais pu imaginer un tel scénario quand j’ai débuté en Amérique du Nord en 2001.»
Le lanceur partant CC Sabathia (86,8%), également à sa première année d’admissibilité, et le releveur Billy Wagner (82,5%) ont aussi été élus au Panthéon, mardi soir, alors qu’ils ont chacun atteint les 75% des votes nécessaires pour être intronisés.

Wagner, qui en était pour sa part à sa 10e et ultime chance, a finalement été accueilli parmi les légendes. En 2024, il était passé tout près d’être intronisé avec 73,8%. La cuvée 2025 comprendra aussi Dave Parker et Dick Allen qui, en décembre dernier, ont été élus par le comité de révision.
Un impact international
À propos de Suzuki, il a donné un nouveau souffle au baseball japonais en se joignant aux Mariners de Seattle, en 2001, soit bien avant l’arrivée du phénomène Shohei Ohtani. Alors âgé de 27 ans, «Ichiro» s’imposait dès sa première saison avec non seulement le titre de recrue de l’année dans la Ligue américaine, mais en coiffant également Jason Giambi, des Athletics d’Oakland, pour le titre de joueur par excellence. Suzuki avait complété cette campagne initiale avec une moyenne au bâton de ,350, réussissant 242 coups sûrs et ajoutant au passage 56 buts volés.
Suzuki allait faire encore mieux en 2004, toujours chez les Mariners, avec une extraordinaire moyenne de ,372. Son total de 262 coups sûrs, cette saison-là, demeure encore aujourd’hui un record dans l’histoire du baseball majeur.
S’il a été précédé en Amérique du Nord par ses compatriotes japonais Masanori Murakami et Hideo Nomo, parmi tant d’autres, le voltigeur originaire de la préfecture d’Aichi a grandement contribué à internationaliser la Major League Baseball (MLB).
Suzuki a disputé 2653 matchs dans le baseball majeur, dépassant la marque des 3000 coups sûrs, avec 3089. Ayant poursuivi sa carrière jusqu’à 45 ans, il a aussi porté les couleurs des Yankees de New York et des Marlins de Miami avant de revenir conclure avec les Mariners. En défensive, le voltigeur a notamment collectionné 10 gants dorés.
De grandes carrières
Ayant principalement joué pour les Guardians (anciennement Indians) de Cleveland et les Yankees, Sabathia a pour sa part conclu sa carrière avec 251 victoires en saison régulière et un impressionnant total de 3093 retraits au bâton. Le Californien compte aussi un trophée Cy Young, remporté en 2007 à Cleveland, et une conquête de la Série mondiale, en 2009, avec les Yankees.
Dans le cas de Wagner, il faut surtout souligner ses 422 parties sauvegardées, dont 225 dans l’uniforme des Astros de Houston, entre 1996 et 2003.