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Pas de raison valable de ne pas se faire vacciner, selon le Dr Weiss

TVA Nouvelles

2021-08-18T17:41:31Z

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Le premier ministre François Legault a annoncé mardi la vaccination obligatoire du personnel de la santé en contact avec des patients pendant plus de 15 minutes, ce qui a fait couler beaucoup d'encre. C'est une excellente initiative, selon Dr Karl Weiss, microbiologiste-infectiologue à l'Hôpital général juif. 

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Une seule raison valable contre la vaccination  

Depuis que l'annonce de la vaccination obligatoire du personnel de la santé a été faite, certains syndicats disent que certains de leurs membres ont des raisons médicales qui font qu'ils ne peuvent pas être vaccinés. 

C'est de la foutaise, selon Dr Weiss. Il explique que la seule raison pour laquelle des gens pourraient éviter la vaccination, c'est s'ils ont eu une réaction sévère à la première dose. 

«Ces gens-là, c’est une infime partie des gens qui ont été vaccinés», note-t-il. «Donc oui, ça pourrait arriver, mais honnêtement, c’est quelque chose de plutôt ésotérique.»

Il note que les gens qui sont plus vulnérables, comme ceux qui font de la chimiothérapie, devraient d'ailleurs se faire vacciner parce qu'ils sont plus à risque. 

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Une population ciblée  

«Le personnel de la santé, c’est une partie de la population extrêmement ciblée, qui, de par son travail, pourrait mettre à risque des gens qui sont déjà à risque», explique Dr Weiss. 

Le docteur rappelle l'hécatombe dans les CHSLD au printemps 2020, où les résidents infectés étaient à risque de complications et de décès. 

«Ce qu’on ne veut pas, c’est que des gens non vaccinés soient porteurs, même si eux-mêmes ne sont pas très malades, soient des chevaux de Troie qui emmènent le virus à l’intérieur des établissements du réseau, surtout les soins prolongés, les soins de longue durée, et qu’on se retrouve dans une situation où on a des cas parmi des gens qui seraient vulnérables. Il ne faut pas oublier que les gens vulnérables sont plus susceptibles d’être très malades, hospitalisés et aux soins intensifs et malheureusement, de décéder.»

Le docteur explique que la vaccination diminue son risque d’être hospitalisé, d’avoir une maladie sévère ou d’en mourir d’à peu près 15 à 25 fois.

«On regarde la sécurité du vaccin à la quantité de vaccin qui a été administrée. On voit que ce sont des vaccins qui ont fait leurs preuves», note-t-il. «Bien sûr, il y a toujours des cas ici et là de réactions, mais c’est vrai avec n’importe quoi.»

Une troisième dose pour les personnes à risque    

Les États-Unis ont annoncé offrir une troisième dose à partir du 20 septembre prochain. Les Américains ayant reçu un vaccin Pfizer ou Moderna pourront demander une troisième injection huit mois après la deuxième.

Selon Dr Weiss, cette troisième dose vaut son pesant d'or surtout pour les personnes à risque, comme les gens de 60 ans et plus, les greffés, ou ceux qui souffrent de maladies sous-jacentes importantes. 

«On ne parle pas du tout de monsieur et de madame tout le monde pour l’instant», explique Dr Weiss. «C’est que pour les personnes à risque, l’immunité a tendance à diminuer avec le temps, et ils sont plus à risque de complications sévères. Des données préliminaires montrent qu’une troisième dose serait bénéfique pour ces gens-là.»

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