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Une inflation de 22% attendue en Russie en 2022

AFP

2022-04-21T13:35:02Z

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Un PIB en baisse de 9,2% et une inflation à 22% en 2022: telles sont les prévisions d'analystes interrogés par la Banque centrale russe, qui elle-même prévoit de graves difficultés économiques du fait des sanctions internationales.

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La Banque centrale rend tous les mois publique une enquête réalisée auprès d'experts, et en avril ceux-ci se sont montrés encore plus pessimistes qu'en mars quant à l'évolution de l'économie du fait des vagues de sanctions qui frappent le pays à la suite de son offensive contre l'Ukraine.

Ils prévoient un PIB en chute de 9,2% en 2022, contre -8% le mois dernier, et une inflation de 22% (contre 20%), selon la dernière édition de ce rapport parue jeudi.

Ces prévisions sont plus pessimistes que celles du FMI qui anticipe une contraction de 8,5% du PIB russe cette année.

Présentant le rapport 2021 de la Banque centrale russe devant les députés jeudi, sa présidente Elvira Nabioullina a souligné que l'économie était face à un gigantesque défi de restructuration compte tenu de l'ampleur des sanctions pesant sur son système financier et le commerce international impliquant la Russie.

«Presque tout doit traverser des changements», a-t-elle dit, citant pêle-mêle la quête de nouveaux fournisseurs, de nouveaux débouchés ou encore de main d'œuvre.

Elle a pris l'exemple des secteurs des accessoires de couture «dont les fournisseurs principaux étaient en Union européenne», citant notamment les boutons.

Autres exemples, les produits chimiques utilisés dans l'industrie du papier et l'emballage de produits alimentaires. Remplacer ces produits «prendra du temps», a-t-elle prévenu.

«Les exportateurs doivent trouver une nouvelle logistique: beaucoup de ports sont fermés aux navires russes, il y a des restrictions imposées aux transporteurs russes vers l'UE», a encore noté Mme Nabioullina, selon le texte de son discours mis en ligne par la Banque centrale.

«Il faut créer une (nouvelle) infrastructure, nous en avons les moyens mais cela prendra aussi du temps. Les difficultés apparaissent dans tous les secteurs, dans les grandes comme les petites entreprises», a-t-elle relevé.

Le président Vladimir Poutine a admis à maintes reprises que les sanctions créaient des difficultés importantes, mais il a également jugé que le «blitzkrieg» économique occidental avait échoué et que la Russie avait l'opportunité de refonder et diversifier son économie, très dépendante des exportations d'hydrocarbures.

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