Tous les résultats
Publicité

Une hockeyeuse sherbrookoise de 16 ans fait tourner les têtes

Guillaume Cotnoir-Lacroix

2024-12-18T21:49:07Z

Partager

Le collège Stanstead tient une pépite entre ses mains au hockey féminin. La Sherbrookoise Rosalie Tremblay vient d’être sélectionnée, à 16 ans à peine, sur l’équipe canadienne des moins de 18 ans qui participera en janvier au Championnat mondial de hockey féminin M18, en Finlande. Difficile d’imaginer ce qui pourra arrêter cette athlète de haut niveau. 

Un peu avant le début de l’entraînement de leur équipe, mardi soir, à l’aréna Pat Burns de Stanstead, Rosalie rejoint l’auteur de ces lignes, accompagnée de sa grande sœur Maxim.

Visiblement, les deux entretiennent une grande complicité. Les deux, d’ailleurs, jouent sur le même trio cette année. Or, cette fois, c’est Rosalie qui fait les manchettes. Lors du prochain Championnat du monde des moins de 18 ans, en janvier, elle sera la plus jeune joueuse de l’équipe ; elle vient de souffler 16 bougies, en septembre.

Rosalie Tremblay
Rosalie Tremblay Capture d'écran TVA Nouvelles

«J’étais sur la glace pour une pratique. Je suis sortie, j’ai reçu l’appel, raconte-t-elle. C’est sûr que ce sont des objectifs que tu te fixes depuis que tu es toute jeune».

Publicité

L’athlète avoue néanmoins ne pas avoir été surprise, puisque la sélection nationale avait déjà fait appel à elle l’été dernier, pour une série de matchs face aux Américaines. Il s’agira toutefois d’un premier tournoi international pour la Sherbrookoise, qui pourra entre autres se frotter aux Tchèques et aux Suissesses lors de la ronde préliminaire.

Sa sœur Maxim, qui a elle aussi déjà goûté à la sélection nationale des moins de 18 ans au cours de sa jeune carrière, paraît enjouée de parler du talent de Rosalie.

Maxim Tremblay
Maxim Tremblay Capture d'écran TVA Nouvelles

«C’est une fille vraiment intense, qui adore le hockey. Je pense que sa passion, c’est ce qui la rend aussi bonne et qui fait qu’elle sera la plus jeune joueuse de l’équipe», avance-t-elle.

Rosalie a récolté avec le programme féminin du collège pas moins de 72 points en 63 matchs la saison dernière, dont 35 buts. L’entraîneur-chef des Spartans, Bernie Pimm, vante d’abord les qualités humaines de sa protégée, avant d’enchaîner sur le hockey.

Bernie Pimm
Bernie Pimm Capture d'écran TVA Nouvelles

Publicité

«Elle incarne vraiment ce qu’on prône ici, soit de devenir de meilleures personnes chaque jour. Comme joueuse, elle n’est pas unidimensionnelle. Elle est une joueuse complète. Elle est aussi bonne défensivement qu’offensivement», complimente l’entraîneur d’expérience.

Pas de pression, nous direz-vous, mais Maxim Tremblay voit grand pour sa sœur.

«Si son rêve c’est d’aller aux Olympiques, je pense qu’elle peut le faire», lance-t-elle tout bonnement, lorsque questionnée sur le plafond de Rosalie.

Mis au fait des propos de Maxim sur Rosalie, l’entraîneur-chef des Spartans n’a pas tenté de modérer les attentes, au contraire.

«Elle fait partie d’un groupe de trois ou quatre joueuses au Canada, les meilleures de son groupe d’âge. Certains jours, elle peut être la meilleure au Canada. Je pense que quand tu es aussi bonne pour ton âge, tu devrais rêver aux plus hauts sommets possibles», plaide Bernie Pimm.

L’athlète de 16 ans voit grand elle aussi. À la fin de son parcours au collège Stanstead, dans quelques années, elle s’alignera avec l’Université du Wisconsin. La décision est déjà prise et le contrat signé.

Le nom vous dit quelque chose ? Un certain Cole Caufield y a aussi joué deux ans, avant de faire le saut avec les Canadiens de Montréal. Rosalie raconte avoir vu une affiche du joueur à l’aréna, lors d’une visite des installations.

«C’est sûr que ça m’a fait quelque chose», confie-t-elle. Le professionnalisme du programme hockey au Wisconsin a grandement pesé dans la balance quant à son choix, alors qu’elle était courtisée, essentiellement, par l’ensemble des universités américaines.

Pas question pour elle de sauter les étapes, toutefois.

«Mon objectif, c’est de graduer à Stanstead et ensuite, d’aller joueur mes quatre années à l’université. Après, mon plus grand rêve serait de me faire repêcher dans la LPHF (Ligue professionnelle de hockey féminin)», explique-t-elle.

Gageons que sa sœur Maxim et son entraîneur-chef ne parieront pas contre elle.

Publicité
Publicité