Une guerre commerciale serait-elle positive pour les programmes «prep school» du Québec?


Kevin Dubé
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La possible imposition de tarifs douaniers par le président américain, Donald Trump, ne devrait pas avoir d’impacts néfastes sur les programmes sportifs de type prep school au Québec. Même que le responsable de l’un d’eux croit que ça pourrait être bénéfique.
François Marcoux est le fondateur du programme Ulysse, un programme de hockey s’inspirant des prep schools américains, qui vise notamment à aider les jeunes à poursuivre leur parcours scolaire et sportif au sud de la frontière.
À ses yeux, les nouvelles règles dans la NCAA, qui n’empêchent plus les joueurs désirant y évoluer un jour de jouer dans la Ligue canadienne de hockey, en plus de la potentielle guerre commerciale avec les Américains, pourrait aider le genre de programme qu’il dirige.
«Ce qu’on sent, c’est que plus d’Américains vont essayer de venir jouer au Canada et les équipes juniors ne pourront pas tous les prendre. On va alors devenir une option pour eux et ça va paqueter nos programmes. Surtout que, si le dollar canadien baisse, ça va devenir moins cher pour un Américain de venir jouer prep school ici qu’aux États-Unis», mentionne-t-il.
Une demande déjà plus forte
Comprenez bien, ici: François Marcoux ne souhaite pas que les États-Unis entrent officiellement en guerre commerciale avec le Canada. Toutefois, ils sont déjà en train de se préparer à cette éventualité et, dans leurs prévisions, ils ne seront pas durement touchés.
«Peu importe ce que notre ami Donald va faire, on va continuer de suivre ça attentivement. Par contre, je suis convaincu que la demande sera plus forte, et c’est déjà le cas.»
L’homme de hockey croit même que la ligue au sein de laquelle son programme des moins de 18 ans évolue, la CSSHL, pourrait devenir une option de développement pour les jeunes joueurs de la LHJMQ, dont la place ne sera plus assurée en raison de l’arrivée de joueurs américains ou canadiens désirant jouer dans la NCAA plus tard.
«Je regarde, par exemple, l’Armada de Blainville-Boisbriand, qui aura une équipe pour tout gagner dans les deux prochaines années. Les jeunes qu’ils vont repêcher, ils ne pourront pas tous jouer. Au lieu de les retourner jouer contre des gars de 15 ou 16 ans, ils pourront nous les envoyer pour qu’ils jouent contre des gars de 17 ou 18, afin de se préparer pour l’année suivante. On va devenir une ligue de développement pour le junior.»