Une grande championne comme chef de mission

Benoît Rioux
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La grande championne Catriona Le May Doan a été choisie à titre de chef de mission pour le Canada aux Jeux olympiques d’hiver de 2022, à Pékin.
L’annonce a été effectuée, mardi, par le Comité olympique canadien.
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«Je suis très contente, c’est quelque chose que je voulais faire depuis plusieurs années», a commenté l’ancienne patineuse de vitesse longue piste, s’exprimant d’ailleurs très bien en français, lors d’une entrevue accordée à l’Agence QMI.
En 2018, aux Jeux de Pyeongchang, Le May Doan avait agi comme mentore principale des athlètes d’Équipe Canada. La femme de 49 ans a alors adoré soutenir les sportifs en place, appuyant du même coup la Québécoise Isabelle Charest, désormais ministre, qui était chef de mission pour l’occasion. Cette expérience en Corée du Sud s’ajoutait à un parcours déjà étoffé pour Le May Doan.
Double championne olympique
Ayant participé quatre fois aux Jeux olympiques en tant qu’athlète, raflant deux médailles d’or (1998, 2002) et une de bronze (1998) au passage, la Saskatchewanaise a aussi assuré la couverture de cinq autres Jeux à titre de membre des médias.
«J’ai vécu des expériences différentes, a souligné Le May Doan, bien armée pour chapeauter les athlètes. Comme patineuse, j’ai vécu la déception à Lillehammer, en 1994, quand je suis tombée. Puis, j’ai gagné en 1998 [à Nagano] et encore en 2002 à Salt Lake City, où je devais vivre avec la pression de défendre mon titre.»
Le May Doan est effectivement devenue la première athlète Canadienne à réussir à défendre un titre olympique. C’était au 500 mètres. Depuis, le skieur acrobatique Alexandre Bilodeau l’a imité des années plus tard à Vancouver (2010) et Sotchi (2014). Ensuite, Rosie McLennan, sur le trampoline, a signé l’exploit lors des Jeux d’été de 2012 et 2016.
Communiquer dans les deux langues
Pour son rôle de chef de mission, Le May Doan compte une autre corde à son arc : elle maîtrise bien les deux langues officielles du Canada, ayant longtemps fréquenté une école française durant sa jeunesse en Saskatchewan.
«C’est important pour moi d’être en mesure de communiquer avec les athlètes dans les deux langues», a-t-elle indiqué.
Mère de deux enfants, Le May Doan sait d’ailleurs transmettre ses valeurs. Elle a ainsi tenu à ce que ses enfants Greta, 16 ans, et Easton, 13 ans, grandissent dans une école à immersion française.