Une fin réussie pour Vasek Pospisil en Coupe Davis, le Canadien confirme qu’il prendra sa retraite


Benoît Rioux
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Savourant une victoire à son dernier match en carrière en Coupe Davis, le joueur de tennis canadien Vasek Pospisil a confirmé dimanche, à Montréal, qu’il prendra sa retraite plus tard cette année.
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«Je dois maintenant prendre une décision pour trouver à quel moment, cette année, je vais arrêter le tennis complètement, a-t-il formulé, en conférence de presse. Ce n’est pas totalement clair, mais c’était certainement mon dernier match en carrière en Coupe Davis.»
Pospisil, qui faisait équipe avec le jeune Liam Draxl dimanche, a gagné cette partie pour le Canada en deux manches de 7-6 (2) et 6-4 contre les Hongrois Peter Fajta et Mate Valkusz.
«Il y avait beaucoup d’émotions avant le match, a convenu Pospisil, qui avait indiqué à seulement quelques proches qu’il en était à sa dernière présence en Coupe Davis. J’ai eu une carrière incroyable à représenter le Canada. Si on m’avait dit ça il y a 15 ans, je ne l’aurais pas cru.»
«Les jeunes joueurs [du Canada] vont très bien et, pour ma part, j’ai besoin de penser à la prochaine étape de ma vie, d’ajouter l’athlète de 34 ans. J’ai joué pendant beaucoup d’années au tennis, et c’est le temps pour moi d’arrêter.»

Malgré sa prochaine retraite, Pospisil a émis le souhait de demeurer impliqué dans son sport.
«C’était un gros moment pour moi aujourd’hui, et je souhaite demeurer impliqué, d’une façon ou d’une autre», a indiqué le tennisman, qui a plus tard vu le Canada s'incliner lors du cinquième et ultime match de ce trépidant duel face à la Hongrie.
Dose d’amour
Sans même avoir annoncé préalablement qu’il en était à son dernier match de Coupe Davis, Pospisil a pu sentir l’appui naturel des Montréalais à son endroit pendant son match en compagnie de Draxl. Dans la foule, on scandait fréquemment son prénom.
«Pour moi, c’est toujours très très spécial d’être à Montréal, a convenu Pospisil. J’ai une connexion avec Montréal. Chaque fois que je suis ici, j’éprouve de bons sentiments, et le fait de parler français aide probablement ma cause.»
L’histoire d’amour entre le Britanno-Colombien et les Montréalais avait pris naissance en 2013, durant la Coupe Rogers, quand il avait battu John Isner, Radek Stepanek, Tomas Berdych et Nikolay Davydenko pour atteindre la demi-finale du tournoi en simple. Au terme d’un match d’anthologie, il s’était alors incliné au bris d’égalité de la troisième manche contre son compatriote Milos Raonic.

«En 2013, quand j’ai atteint la demi-finale, ç’a été le moment le plus spécial de ma carrière, a lui-même rappelé Pospisil. C’était le premier grand accomplissement que je vivais et c’est resté!»
À propos de ses exploits dans l’uniforme du Canada, Pospisil a évidemment participé à la conquête historique de la Coupe Davis en 2022. Il a aussi pris part deux fois aux Jeux olympiques, en 2012 et 2016, notamment en double avec Daniel Nestor.