Une fatigue à gérer chez les Alouettes


Marc Calixte
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Je ressens le besoin d’être clair dès le départ: je ne présume aucunement que les joueurs des Alouettes font la fête entre les entraînements et les matchs. Au contraire, j’ai l’impression que la troupe de l’entraîneur-chef Jason Maas est complètement dédiée à l’équipe et que le comportement des athlètes doit être plutôt exemplaire, pour la plupart, à l’extérieur du terrain.
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Ceci étant dit, nous en sommes à cette période de l’année où, dans la Ligue canadienne de football, la fatigue peut commencer à se faire sentir.
Je ne m’inquiète pas outre mesure pour les Alouettes, malgré la récente défaite de 37 à 23 contre les Lions de la Colombie-Britannique. J’ai toutefois remarqué quelques erreurs commises qui peuvent être attribuées à une fatigue mentale.
La plus bête? Comment a-t-on pu laisser le côté extérieur à découvert sur le premier touché des Lions, résultat d’une course de 23 verges du centre-arrière David Mackie? Il s’agissait là d’une bourde à ne pas commettre au football qu’on enseigne même aux plus jeunes. Tout au long du match, j’ai remarqué d’autres erreurs mentales, certaines évidentes, d’autres moins.
Les cocktails du Milk Tiger
Il reste encore le tiers de la saison régulière à disputer pour les Alouettes. Tous les joueurs doivent s’engager encore davantage à se reposer. Encore une fois, je ne dis pas que les membres des Alouettes font le party ou s’adonnent à des jeux vidéo jusqu’aux petites heures de la nuit. J’insiste simplement sur la nécessité de relaxer encore davantage, autant que possible, quand arrive la mi-septembre lorsque tu joues dans la LCF.
Je parle par expérience, l’ayant appris à l’époque où je jouais avec les Stampeders de Calgary. Il fut une époque où, à mes débuts dans la LCF, je n’étais certainement pas un modèle à copier. J’avais un faible pour les cocktails du Milk Tiger, un ancien bar de Calgary où le propriétaire Nathan me connaissait par mon prénom.
Heureusement, la naissance d’un premier enfant, Bradley, m’a forcé à devenir plus discipliné à partir de 2007. J’ai dû changer certaines habitudes pour moi-même, mais aussi pour le nouveau venu. C’est à partir de là que ma carrière a fleuri sur les unités spéciales.
Tout comme la nutrition, le repos est un facteur à ne pas négliger pour un athlète. Les Alouettes doivent en tenir compte, d’autant plus que leurs trois prochains matchs sont à l’étranger, à commencer par celui prévu à Calgary samedi.
Fajardo doit se lever
Sur le terrain, j’ai hâte de voir le quart-arrière Cody Fajardo en action face aux Stampeders. Disons qu’il n’a pas très bien paru dans la défaite contre les Lions. Les joueurs de la ligne défensive, dont le Québécois Mathieu Betts, ont souvent réussi à l’embêter. Les Alouettes devront évidemment mieux le protéger.
Pour conclure sur une note positive, je tiens à souligner à quel point le football est en santé au Québec. Je suis allé voir récemment un match collégial de deuxième division entre Montmorency et Lionel-Groulx, et il devait y avoir au moins 1000 personnes pour l’occasion à Sainte-Thérèse, dont l’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval, Glen Constantin. Même constat dans la région de Québec alors que j’ai accompagné mon fils Bradley, qui joue au niveau juvénile pour les Centurions de Deux-Montagnes, pour une partie disputée devant des centaines d’amateurs à l’école secondaire Roger-Comtois. Tout cela me réjouit au plus haut point!
– Propos recueillis par Benoît Rioux