Une écrasante majorité de Canadiens veut rester à l'écart de la guerre en Iran

Raphaël Pirro
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OTTAWA | Une écrasante majorité de Canadiens refuse toute implication militaire dans la guerre en Iran aux côtés des États-Unis et d’Israël, révèle un nouveau sondage de la fondation Angus Reid.
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Plus de deux semaines après les premières frappes américaines et israéliennes contre le régime iranien, 74 % des répondants estiment que le Canada devrait rester à l’écart, contre 10 % qui souhaitent voir l’armée canadienne en action.
Cette position fait écho à un sondage mené par Ipsos la semaine dernière selon lequel 61 % des Canadiens s’opposaient à l’attaque américaine contre l’Iran.
Le gouvernement de Mark Carney répète depuis plus d’une semaine que le Canada n’a pas l’intention de s’immiscer militairement dans ce conflit.
Hier encore, le ministre de la Défense David McGuinty a indiqué que le pays n’avait « aucunement l’intention » d’aider les Américains et les Israéliens dans leur effort de guerre en Iran et au Liban, du moins pas « au niveau offensif ».
Il a toutefois gardé la porte ouverte à une éventuelle aide pour les pays de la région, « en fonction de la demande ».
Pour l’instant, il n’est pas question de mobiliser les Forces armées canadiennes (FAC) pour désentraver le détroit d’Ormuz, contrôlé par l’Iran.
Rappelons que le premier ministre Mark Carney avait manifesté son soutien sans équivoque à l’attaque américain qui a décapité une bonne partie des hauts gradés du régime iranien, dont le guide suprême Ali Khamenei.
Face à une pluie de critiques, le premier ministre avait nuancé ses propos près d’une semaine plus tard et admis que l’attaque pourrait contrevenir au droit international.
De l’autre côté de la frontière, l’intervention lancée par l’administration de Donald Trump peine à rallier une majorité d’Américains à son opération, baptisée « Epic Fury ».
Un sondage publié le 12 mars par le Washington Post révèle que 42 % des personnes sondées soutiennent l’effort de guerre de leur pays tandis que 40 % s’y opposent.
Sans surprise, les opinions sont largement corrélées aux affiliations politiques : les électeurs républicains constituent l’essentiel du soutien à l’intervention, alors que les démocrates y sont majoritairement opposés.