Une douce revanche pour Aaron Rodgers, qui nargue généreusement les Jets


Stéphane Cadorette
Partager
Aaron Rodgers ne pouvait clairement pas rêver d’un meilleur scénario. Quatre passes de touché, une poussée victorieuse en fin de quatrième quart et 34 points aux dépens de l’équipe qui l’a envoyé promener, c’est difficile à battre!
À la fin de la saison dernière, plusieurs pensaient que Rodgers était du bois mort, moi le premier. J’ai écrit dans les derniers moments de la saison qu’il avait connu une brillante carrière, mais qu’il était temps de décrocher.
À 41 ans, à son premier départ avec les Steelers, le quart-arrière l’a balancé dans les dents de nombreux analystes ou fervents de football qui le croyaient plus proche de la marchette que de la zone des buts. En ce dimanche, à tout le moins, on verra pour la suite.
La victoire de 34-32 aux dépens des Jets, avec lesquels il a disputé les deux dernières saisons, a eu quelque chose de poétique pour le quarantenaire.
Rodgers a réussi 22 de ses 30 passes, pour 244 verges.
Il a porté son total en carrière à 28 matchs avec au moins quatre passes de touché et aucune interception, ce qui égale la marque d’un certain Tom Brady.
Aaron Rodgers throws his 4th TD to give Pittsburgh the lead!
— NFL (@NFL) September 7, 2025
PITvsNYJ on CBS/Paramount+https://t.co/HkKw7uXVnt pic.twitter.com/3bU0DRNvjN
Le moment parfait
En mars dernier, quand il a rencontré le nouvel état-major des Jets, il a affirmé avoir été traité comme un moins que rien. Il estime qu’il a été mis dehors cavalièrement à grands coups de pied dans le derrière, sans la moindre explication.
Difficile de dire si ce n’était que son ego blessé qui parlait ou si les Jets ont vraiment coupé les ponts de manière grossière. Peu importe, Rodgers vient de pleinement savourer sa revanche.
Il ne faut quand même pas s’emporter et lui prédire une grandiose saison après une seule semaine d’activités, mais il a démontré suffisamment d’énergie et de bras pour que les Steelers soient optimistes pour la suite des choses.
Face aux Jets, il a vraiment bien paru. Bien sûr, sa mobilité n’est plus optimale. Il faudra voir si à court terme, cet aspect de son jeu deviendra problématique, lui qui a été victime de quatre sacs du quart en plus d’être frappé à sept autres reprises. C’est loin d’être idéal pour ses vieux os!
Il n’en demeure pas moins qu’il a fait le boulot malgré cette lourde circulation autour de lui.
Un début différent
On a pu constater dès le début de la rencontre que les Steelers ne présenteraient pas la même attaque pénible qui a tristement fait leur marque de commerce depuis la fin de l’ère Ben Roethlisberger.
De toute la saison dernière, ils n’ont inscrit aucun touché sur une première série offensive dans un match. Et soudainement, Rodgers a mis fin à ce marasme avec une passe de touché à Ben Skowronek dès la première séquence à l’attaque. C’est comme si tout à coup, le message était lancé: les choses vont changer chez les Steelers.
Les deux équipes ont échangé des coups, et le vis-à-vis de Rodgers, Justin Fields, n’a clairement pas été vilain lui non plus, avec 218 verges par les airs, une passe de touché, puis 48 verges de plus au sol et deux touchés. Il y a donc de l’espoir à New York aussi, dont l’attaque a semblé clairement plus fonctionnelle qu’avec Rodgers la saison passée.

Fin spectaculaire
En fin de compte, ce même Rodgers a quand même eu le dernier mot. En reprenant le ballon avec 3 min 13 s à jouer, il a orchestré la poussée qui a mené au botté de la victoire de 60 verges de Chris Boswell. Ce dernier a incidemment vengé l’honneur de bien des botteurs, qui ont connu des moments pénibles en ce premier dimanche de la saison.
En fin de match, les Jets ont tenté une poussée ultime, mais un autre vétéran qui a parfois paru fini dans les dernières années, Jalen Ramsey, a réussi un plaqué monstre pour freiner les Jets sur un quatrième essai.
Étrangement, la défense des Steelers n’a pas été à la hauteur, concédant près de 400 verges d’attaque aux Jets. C’était le monde à l’envers, puisque l’attaque a sauvé la mise.
Rodgers a quitté le MetLife Stadium, son ancien domicile, en narguant les partisans. Il a aussi mentionné qu’il était comblé de battre «quiconque est associé aux Jets». Il est toujours aussi incapable de se retenir!
Mais cette fois, on lui pardonnera. Il en a joué toute une!
Aaron Rodgers taunting Jets fans as he walks off of MetLife 😅👀
— Bleacher Report (@BleacherReport) 7 septembre 2025
(via @MikeGarafolo) pic.twitter.com/AHu1rJDrIV
"I was happy to beat everybody associated with the Jets."
— SportsCenter (@SportsCenter) 7 septembre 2025
—Aaron Rodgers after his 34-32 win over the Jets pic.twitter.com/WyAqADIYsp
5 MOMENTS CLÉS
1. Damné botteur!

Allons droit au but : Les Browns ne méritaient pas de perdre et les Bengals ne méritaient pas de gagner. Mais la vie est parfois injuste et les Browns ont finalement perdu face à leurs rivaux de division en raison d’un match putride de leur botteur recrue Andre Szmyt. Ce dernier ne profitera pas une grosse sécurité d’emploi après avoir raté un botté de transformation dans un revers de 17-16 dans lequel la défense a joué de manière irréprochable en limitant la puissante attaque des Bengals à 141 verges. Le pire, c’est que le placement raté, avec 2 min 25 s à jouer, était d’une courte distance de 36 verges. Désolant pour les Browns, qui n’ont jamais droit au bonheur!
Andre Szmyt misses the 36-yard FG 😬
— FOX Sports: NFL (@NFLonFOX) September 7, 2025
📺: FOX pic.twitter.com/TuHLDdWz7b
2. De la magie à Buffalo

La saison est très jeune, mais le duel entre les Ravens et les Bills à Buffalo est déjà un candidat sérieux pour le match de l'année! Les Bills l'ont emporté 41-40 contre toute attente, eux qui tiraient de l'arrière 40-25 avec un peu plus de 11 minutes à jouer. Un échappé critique du porteur Derrick Henry, provoqué par le plaqueur Ed Oliver, a ouvert la voie à leur remontée improbable. D'autant plus que Henry a couru allègrement toute la soirée, pour des gains de 169 verges et deux touchés. C'est tout sauf lui d'échapper le ballon dans un tel match. Quatre jeux et 30 verges plus tard, Josh Allen inscrivait un touché au sol, mais ratait ensuite le converti de deux points. La défense a ensuite stoppé les Ravens, ce qui a mené au placement victorieux de Matt Prater, un botteur de 41 ans débarqué en urgence à Buffalo à la fin de la semaine pour palier la blessure du botteur régulier, Tyler Bass. Incroyable!
BILLS FORCE A FUMBLE AND TAKE OVER.
— NFL (@NFL) September 8, 2025
BALvsBUF on NBC
Stream on @NFLPlus + Peacock pic.twitter.com/e1YpjdpXDk
3. Les débuts de Travis Hunter

On vous a parlé souvent durant la saison morte du potentiel exceptionnel de Travis Hunter, à titre de joueur capable de jouer autant en attaque qu’en défense pour les Jaguars. Si vous vous demandez comment s’est déroulé le premier test du deuxième choix au total dans la NFL, sachez que Hunter a prioritairement été utilisé à l’attaque dans la victoire de 26-10 face aux Panthers. Comme receveur, il a pris part à 39 jeux (soit 62% des jeux offensifs), captant six passes pour 33 verges sur les huit qui ont été lancées en sa direction. En défense, il a participé à seulement six jeux (10%), réalisant un plaqué. Comme demi de coin, il a été ciblé une fois et a accordé une réception pour 12 verges au receveur recrue Tetairoa McMillan.
Travis Hunter's first NFL catch!
— NFL (@NFL) September 7, 2025
CARvsJAX on FOXhttps://t.co/HkKw7uXVnt pic.twitter.com/CRV1aC4VrT
4. Chaque joueur compte

Vous connaissez Jake Tonges? N’ayez crainte, personne ne vous en tiendra rigueur s’il est pour vous un pur inconnu. Cet ailier rapproché a été ignoré au repêchage en 2022 et ensuite embauché par les Bears, qui l’ont libéré à deux reprises. Les 49ers l’ont embauché sur leur équipe de réserve en 2023 et en deux saisons avec l’équipe, il était surtout utilisé sur les unités spéciales. Il n’avait jamais capté de passe. Face aux Seahawks, l’ailier rapproché étoile George Kittle s’est blessé et a dû quitter le match. Tonges a été utilisé avec Luke Farrell pour combler cette perte énorme et c’est lui qui a capté la passe de touché victorieuse de Brock Purdy avec 1 min 34 s à jouer. Il a fini la rencontre avec trois réceptions pour 15 verges. Une belle histoire!
BROCK PURDY. JAKE TONGES. @49ERS LEAD!
— NFL (@NFL) September 7, 2025
SFvsSEA on FOXhttps://t.co/HkKw7uXVnt pic.twitter.com/CA4vq52rKd
5. Un échappé... après un échappé

Dans un duel âprement disputé et très défensif, les Rams l’ont emporté 14-9 face aux Texans. Ils ont toutefois joué avec le feu quand, au quatrième quart, après avoir gagné 47 verges sur une série offensive productive, l’ailier rapproché Colby Parkinson a commis un échappé qui aurait pu être très coûteux. Les Texans ont repris le ballon et ont progressé sur le terrain à leur tour, grâce à des gains de 57 verges. Le quart-arrière CJ Stroud a rejoint le porteur de ballon Dare Ogunbowale à la ligne de 18 des Rams, mais Nate Landman lui a fait échapper le ballon, que Braden Fiske a recouvert. C’était la fin des émissions.
What a play by Nate Landman to force the fumble 😳
— NFL (@NFL) September 7, 2025
HOUvsLAR on CBS/Paramount+https://t.co/HkKw7uXVnt pic.twitter.com/xrmMof58ca
LES GAGNANTS DE LA SEMAINE
1. Myles Garrett
Les Browns ont perdu, mais Myles Garrett a été un véritable maestro sur le terrain. L’ailier défensif a été monstrueux avec deux sacs du quart et quatre plaqués pour des pertes, détruisant constamment la pochette protectrice de Joe Burrow. Il compte 12 sacs à ses neuf derniers matchs face aux Bengals.
2. Micah Parsons
Le nouveau venu des Packers n’a pas connu son meilleur match en carrière, loin de là, mais malgré un nombre limité de jeux en raison d’une blessure au dos, il a fait sentir sa présence. Sur une interception d’Evan Williams, c’est lui qui a appliqué la pression. Il a aussi enregistré son premier sac pour sa nouvelle équipe.
3. Nick Bosa
Parmi les joueurs défensifs qui ont exercé un impact énorme, Nick Bosa, des 49ers, doit être cité. Les Seahawks ont hérité d’une dernière possession en fin de match pour tenter de renverser les Niners et Bosa a appliqué une forte pression qui a fait perdre le ballon à Sam Darnold. C’est aussi Bosa qui a recouvré l’échappé.
4. Emeka Egbuka
Le receveur recrue des Buccaneers, choix de premier tour en avril dernier, a connu des débuts fracassants. Il a capté quatre passes pour des gains de 67 verges, dont deux pour des touchés. En l’absence de Chris Godwin et Jalen McMillan, il se fait vite un nom.
5. Daniel Jones
Les débuts du mal-aimé Daniel Jones avec les Colts ont été plus que réussis. Il a complété 22 de ses 29 passes pour 272 verges et un touché, en plus d’ajouter deux touchés au sol.
LES PERDANTS DE LA SEMAINE
- Russell Wilson
Le quart-arrière des Giants ne s’accrochera pas au poste de partant longtemps s’il ne s’améliore pas vite fait. Il n’a réussi que 17 de ses 37 passes face aux Commanders dans la défaite et l’attaque n’a gagné que 231 verges. La recrue Jaxson Dart attend...
2. Bryce Young
Bryce Young est un autre quart-arrière qui a connu un début de saison très difficile. Les Panthers n’ont jamais été dans le coup contre les Jaguars et leur pivot a été victime de trois revirements en plus de réussir seulement 51,4% de ses passes.
3. Les Lions
Les Lions ont été totalement déclassés par les Packers. Non seulement ils ont perdu par 14 points, mais ils n’avaient pas l’air dans la même ligue pendant la majeure partie du match. Vraiment pas les débuts escomptés!
4. Cam Ward
Ne frappons surtout pas sur un quart-arrière recrue, mais disons que le premier départ de Cam Ward avec les Titans ne passera pas à l’histoire. Il n’a réussi que 12 de ses 28 passes pour 112 petites verges. Il a aussi victime d’un échappé fatal en fin de match.
5. Les Dolphins
Vous cherchez le lauréat du titre prestigieux d’équipe la plus pathétique du jour? Les Dolphins l’emportent haut la main en vertu de leur défaite de 33-8 face aux Colts. Tua Tagovailoa a été victime de deux interceptions, un échappé et trois sacs.