Une dizaine en Amérique du Nord: un constat accablant pour les gardiens du Québec

Marc-Antoine Malo
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Non seulement il a fallu faire le deuil de l’époque où les gardiens québécois dominaient le hockey il y a quelques années seulement, mais il est démoralisant de remarquer que deux mois après le début de la saison, seulement 10 portiers d’ici ont joué dans la LNH, la LAH ou l’ECHL.
La belle victoire de vendredi de Samuel Montembeault face aux Golden Knights de Vegas nous rappelle à quel point le statut des gardiens du Québec est précaire. Ses déboires du début de campagne sont inquiétants et une autre contre-performance en aurait fait douter plus d’un sur sa capacité à demeurer l’un des hommes de confiance du Canadien de Montréal.
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Cette saison, «Monty» est le seul représentant de la province dans la Ligue nationale de hockey. On s’approche plus rapidement que prévu du moment où les Québécois devant le filet seront classés «espèce en voie de disparition».
C’est simple: depuis la saison 1917-1918, il y a toujours eu au moins un gardien de la Belle Province dans la LNH. L’an dernier, ils sont au moins six à avoir pris part à une rencontre du circuit Bettman.
Évidemment, cette disparition du produit québécois a été remarquée et documentée, mais les chiffres continuent de frapper, affectant surtout les deux plus grandes ligues professionnelles en Amérique du Nord.
LAH

Dans la Ligue américaine, ils sont six. On parle de Devon Levi, Kevin Mandolese, Rémi Poirier, Yaniv Perets, Jonathan Lemieux et William Rousseau, tous âgés de 22 à 25 ans.
Le nom qui ressort du lot est celui de Levi, un espoir des Sabres de Buffalo. Ils étaient nombreux à croire que le natif de Dollard-des-Ormeaux serait aujourd’hui établi dans la LNH, mais ce n’est pas encore le cas. À moins de blessures à Buffalo, ses statistiques ne justifient pas tout à fait un rappel pour le moment.
Mandolese a quelques matchs de la LNH à son actif, mais ils remontent à la saison 2022-2023. Avec Poirier, ils sont les «véritables» gardiens de la LAH de cette liste. À noter que le vétéran Louis Domingue est aussi de retour après un passage raté en Europe, mais il n’a pas encore joué avec les Checkers de Charlotte.
Perets, Rousseau et Lemieux ne sont que de passage dans la Ligue américaine, eux qui jouent davantage dans l’ECHL et qui peuvent être considérés comme des numéros 1.
ECHL

Ajoutons à cette liste trois autres gardiens qui évoluent dans le troisième tiers. Liam Souliere, Thomas Gale et Vincent Duplessis ont tous participé à au moins un match de l’ECHL.
Les trois ont trouvé du boulot après avoir complété leurs parcours à l’université et, qui sait, de belles performances pourraient leur permettre de demeurer à long terme chez les pros. Duplessis est d’ailleurs dans le giron des Lions de Trois-Rivières.
La saison est encore jeune et les choses ont le temps de changer, mais les gardiens québécois ne tomberont pas du ciel.