Une dizaine de Québécois coincés en Afrique du Sud
TVA Nouvelles
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Un groupe d’une dizaine de Québécois, incluant le neuropsychologue Guillaume Dulude se retrouvent coincés en Afrique du Sud, alors qu’ils effectuaient un voyage de dépassement de soi dans des secteurs reculés du pays.
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Le groupe qui devait revenir au Québec mercredi n’a aucune nouvelle de l’ambassade du Canada en Afrique du Sud.
«L’ambassade semble avoir les mains liées, parce qu’on n’a pas de porte de sortie. Les lignes aériennes ne sont pas disponibles pour nous sortir du pays. Il n’y a pas de transporteur aérien présentement. On ne sait pas trop vers où se tourner et on est pris ici pour l’instant», explique Guillaume Dulude en direct Grahamstown en entrevue à Mario Dumont.

Les inquiétudes autour du variant Omicron se font ressentir depuis quelques jours déjà.
«Ça fait une semaine qu’on est conscients qu’il y a quelque chose qui se dessine que c’est difficile, que le variant va mettre des bâtons dans les roues. On n’a pas de réponse ou de contact avec l’ambassade», précise M. Dulude.
Selon ses observations, les locaux sont sous le choc de voir l’apparition de cette nouvelle souche de la COVID au pays.

«C’est comme si les gens n’y croient pas tellement, ils sont un peu désabusés. [...] Il n’y a pas de changements majeurs dans les comportements ou dans les politiques ici. Ç’a été un gros coup d’éclat qui est arrivé d’une journée à l’autre», poursuit le neuropsychologue.
Si le but du voyage était d’être confronté à des épreuves, celle du nouveau variant en est une pour tout le groupe qui se fait solidaire dans cette nouvelle expérience.

«Je suis chanceux parce que c’est un groupe exceptionnel. C’était le but de cette expédition : être prêt à faire face à n’importe quelle éventualité, et là au retour on a une nouvelle petite épreuve pour nous. On va utiliser les mêmes stratégies pour garder notre sang froid comme au cours des dernières semaines», assure l’expert.
S’il se dit «bien» en Afrique australe, des responsabilités l’attendent au Québec, comme pour plusieurs membres du groupe, qui vont tous très bien, tant au plan physique que psychologique.

«On essaie de se concentrer sur ce qu’on peut contrôler. La panique n’est pas là du tout. Ça nous prendrait un transporteur pour au moins nous rapatrier. On s’entend que ce n’est pas une question de voyage, c’est une question de revenir chez nous. Un certain support canadien, québécois serait nécessaire. [...] C’est sûr que les délais supplémentaires ça crée tout un chaos dans nos vies personnelles et professionnelles, c’est clair», conclut-il.