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Serein pour une de ses dernières apparitions publiques à titre de maire

Régis Labeaume salué pour son apport à la cause du logement social

Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Photo portrait de Dominique Lelièvre

Dominique Lelièvre

2021-11-03T20:55:04Z
2021-11-03T22:31:35Z

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Régis Labeaume est apparu souriant et serein mercredi, dans ce qui était peut-être sa dernière conférence de presse à titre de maire de Québec.

«Non, ça ne me fait rien !» a candidement admis le premier magistrat, quand on lui a fait remarquer que c’était l'une des dernières fois qu’il se livrait à cet exercice.

«Je ne peux pas être plus prêt [à quitter]», a-t-il soutenu.

À l'hôtel de ville, il a reçu le prix Régis-Laurin, de l’Association des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ), dans la catégorie «Élu», soulignant son «apport exceptionnel à la cause du logement social et communautaire».

Photo Stevens LeBlanc
Photo Stevens LeBlanc

Le président de l’AGRTQ, Alain Marcoux, l’a remercié pour la pression qu’il a exercée sur les gouvernements afin de débloquer des fonds et de concrétiser des projets au fil des ans.

De grands besoins

Le maire sortant, qui a annoncé son départ de la vie politique en mai dernier, a émis le souhait que son ou sa successeure déploie les mêmes efforts.

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«Je veux [le] redire absolument, parce que c’est peut-être la dernière chance que j’ai d’en parler: on a besoin de logements sociaux. C’est tout d’abord un geste social important, on ne peut pas laisser dans la misère ceux qui le sont, même si leur vote n’est pas pesant dans la balance», a déclaré M. Labeaume.

Jetant un regard sur le passé, il a souligné qu’il s'était toujours considéré comme «un social-démocrate indécrottable», même si son bras de fer avec les syndicats municipaux avait pu, selon lui, laisser une impression différente dans les premières années.

Son objectif était alors de diminuer la facture des contribuables et de moderniser le régime de négociation dans le secteur municipal, a-t-il soulevé.

«Je ne suis pas antisyndical. Moi, je pense que les syndicats ont sauvé tellement de vies au Québec, dans l’histoire, qu’ils étaient nécessaires et ils le sont encore. [...] On m’a beaucoup coloré à droite, alors que je suis à l’extrême centre, je vais vous le dire, et souvent centre gauche pour bien des thématiques. Je pense qu’avec le temps, les gens ont pu découvrir un peu plus ce côté-là», a-t-il poursuivi.

Transition harmonieuse

M. Labeaume a précisé qu’il n’avait plus aucune sortie publique officielle à son agenda d’ici l’élection de dimanche, mais qu’«on ne sait jamais» si quelque chose pourrait s’ajouter d’ici là.

D'ailleurs, tant que la personne qui lui succédera n’aura pas été assermentée, ce qui devrait survenir dans un délai d’environ une semaine après l’élection, il continuera d’occuper ses fonctions.

Il souhaite une transition harmonieuse, peu importe qui décrochera la mairie. Il sera à son bureau la semaine prochaine.

«Ce qui m’importe, actuellement, c’est de m’assurer que tout soit prêt. Par exemple, on a travaillé encore la semaine dernière sur une proposition budgétaire», a expliqué le maire. Celui ou celle qui prendra sa place «fera bien ce qu’il voudra avec.»

«Je me suis assuré que tous les briefings soient prêts, a-t-il ajouté. Ensuite, il y a des formations, aussi, sur l’éthique, sur la ville. S’il y a de nouveaux élus, ils vont arriver ici et ils vont être perdus un peu, alors je m’assure que tout ça soit prêt avec la machine.»

«Moi, la politique de la terre brûlée, je ne crois pas à ça. Alors, je veux juste m’assurer que tout se passe dans l’ordre, et je vais tenter de me faire petit», a-t-il conclu.

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