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François Legault adresse trois messages aux Québécois dans un dernier discours émotif au salon Rouge

y avait des yeux humides à l’Assemblée nationale, jeudi, pour la dernière présence de François Legault à titre de premier ministre

Photo portrait de Patrick Bellerose

Patrick Bellerose

2026-04-02T14:38:08Z
2026-04-02T19:25:39Z

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Il y avait des yeux humides à l’Assemblée nationale, jeudi, pour la dernière présence de François Legault à titre de premier ministre. Le chef caquiste a profité de son discours d’adieu pour adresser trois messages aux Québécois. 

Après 28 années de vie politique, le premier ministre sortant a eu droit à une pluie d’hommages au salon Rouge. Il quittera son poste le 12 avril prochain, après l’élection de son successeur, mais compte terminer son mandat de député.

Photo Agence QMI, Pascal Huot
Photo Agence QMI, Pascal Huot

Ce dernier tour de piste s’est déroulé sous le regard attentif de son allié de longue date, son chef de cabinet, Martin Koskinen, et de sa conjointe, Isabelle Brais, présents dans les gradins.

Être premier ministre aura été « le plus grand honneur que j’ai eu dans ma vie », a déclaré François Legault d’entrée de jeu, avant d’admettre avoir parfois le « syndrome de l’imposteur » en raison de ses origines modestes.

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Photo Agence QMI, Pascal Huot
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Il a d’ailleurs eu de la difficulté à retenir ses larmes en évoquant son père, mort trop jeune pour être témoin de ses succès.

François Legault a ensuite partagé trois messages à l’intention des Québécois :

  • L’interventionnisme de l’État québécois est nécessaire pour stimuler l’économie, en raison du retard des francophones dans le domaine des affaires.
  • Le Québec doit protéger sa langue et son identité.
  • Les élus ont la responsabilité d’insuffler de l’espoir, face à Donald Trump et aux guerres.

« Vous en ferez ce que vous en voulez », a-t-il lancé, sourire en coin.

Au passage, François Legault a souligné que son rappel sur l’importance de l’interventionnisme étatique s’applique également « aux gens sur mon bord », un clin d’œil aux candidats dans la course à sa succession.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Malaise de PSPP

Comme le veut la tradition, les chefs des partis d’opposition ont également pris la parole pour rappeler le long parcours du fondateur d’Air Transat, arrivé à Québec en 1998 comme ministre péquiste dans le gouvernement Bouchard.

Dans ce concert d’éloges, une fausse note est toutefois venue de Paul St-Pierre Plamondon. Entre plusieurs fleurs, le chef péquiste a glissé des critiques peu communes dans ce genre d’exercice, destinées tant à la CAQ qu’au PLQ.

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Photo Agence QMI, Pascal Huot
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« Que retient-il de sa tentative de faire des demandes dans le Canada ? » a-t-il notamment demandé au premier ministre, en évoquant le bilan peu reluisant de sa troisième voie.

Son tour venu, François Legault a répliqué en citant l’entraîneur-chef du Canadien, Martin St-Louis : « Il faut prendre ce que la game te donne », a-t-il affirmé, en référence au débat référendaire.

Séquelles

Les deux mandats au pouvoir ont également laissé des blessures au sein de l’équipe caquiste.

Quand François Legault a fait le tour du salon Rouge pour saluer les élus, il s’est retrouvé à quelques mètres de Christian Dubé, autrefois un ténor de son gouvernement.

Photo Agence QMI, Pascal Huot
Photo Agence QMI, Pascal Huot

En froid depuis que l’ex-ministre de la Santé a claqué la porte du parti, les deux hommes sont demeurés à bonne distance, malgré les célébrations.

M. Dubé s’est ensuite repris sur le réseau X, en soulignant le « parcours politique remarquable » de son ex-collègue.

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Photo Agence QMI, Pascal Huot
Photo Agence QMI, Pascal Huot

La journée chargée en émotions s’est terminée par une haie d’honneur formée par les employés des cabinets ministériels, venus saluer l’homme qui les a portés au pouvoir deux fois.

Reste à savoir, maintenant, si la formation lui survivra.

Ce qu’ils ont dit

« Vous avez marqué l’histoire politique du Québec en mettant un terme à l’immobilisme dans lequel le clivage entre les Oui et les Non nous avait trop longtemps enlisés. » – Simon Jolin-Barrette, leader parlementaire du gouvernement
« Le premier ministre, pendant cette période [de la pandémie], a tout donné et a offert le meilleur de lui-même aux Québécois dans une période très pénible de notre histoire. Et, pour ça, c’est toute la nation qui lui en est reconnaissante. » – André Fortin, chef parlementaire du Parti libéral du Québec
L’engagement politique « demande des sacrifices personnels [...]. C’est exigeant, c’est ingrat, c’est imprévisible, et, pourtant, vous avez choisi d’y consacrer une grande partie de votre vie. C’est tout à votre honneur. » – Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire
Photo Agence QMI, Pascal Huot
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« C’est aujourd’hui la fin d’un parcours politique impressionnant pour le premier ministre, mais j’ai la certitude que ce n’est pas la fin d’un engagement profond envers le Québec. » – Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois

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