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Une Coupe du monde sur fond de tension: des questions sur l’administration Trump dominent la conférence de presse d’ouverture du Mondial

AFP
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-06-10T20:20:02Z

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Le patron de la FIFA, Gianni Infantino, aurait probablement préféré parler de Cristiano Ronaldo ou de Lionel Messi lors de la conférence de presse visant à officialiser le début de la Coupe du monde de soccer. Mais ce sont plutôt les controverses entourant Donald Trump qui ont retenu l’attention.

M. Infantino était attendu de pied ferme à Mexico, où la Coupe du monde de soccer se met en branle jeudi sur fond de tension diplomatique.

La politique migratoire stricte des Américains se retrouve à l’avant-plan, particulièrement après que l’arbitre somalien Omar Artan a vu son entrée aux États-Unis lui être refusée en raison de l’interdiction de voyage en sol américain décrétée pour les résidents de la Somalie par l’administration Trump.

La FIFA avait alors répondu qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas », ce qu’a réitéré Infantino, qui a même lancé qu’il fallait « relaxer » en parlant de toute l’attention portée sur les décisions des États-Unis.

« Nous vivons dans un monde très agressif et la sécurité est la priorité. Nous devons respecter les décisions qui sont rendues. Quand je dis de relaxer, je ne veux pas dire de relaxer et ne rien faire. Nous travaillons en coulisses et essayons de comprendre. »

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Pas de regret

Même si l’attention, qui devrait être placée sur les plus grandes vedettes du soccer qui débarquent en Amérique, est détournée vers les controverses américaines, M. Infantino jure ne pas regretter d’avoir octroyé le Mondial aux États-Unis.

Il a par la suite eu de bons mots pour le président Trump.

« Sans son engagement et son implication, ç’aurait été impossible d’organiser une Coupe du monde aux États-Unis, c’est aussi simple que ça. »

Rappelons que M. Infantino lui a décerné, en décembre dernier, un « prix de la Paix » de la FIFA.

L’Iran y sera

Autre sujet qui fait jaser en lien avec les politiques américaines : la présence de l’Iran à la Coupe du monde.

L’équipe nationale iranienne doit jouer ses trois matchs de la phase de groupes en sol américain, les 15 et 21 juin à Los Angeles ainsi que le 26 à Seattle.

Toutefois, l’administration Trump lui a refusé le droit de demeurer au pays une fois ses rencontres terminées. Les représentants iraniens devront donc faire la navette entre le Mexique, où ils seront hébergés, et les États-Unis, les jours de match.

« Nous tentons toujours de trouver des solutions et de rendre la situation la plus positive possible. Parfois on réussit, parfois non. C’est un énorme succès d’avoir réussi à faire jouer l’Iran en sol américain. Je ne sais pas qui d’autre aurait pu réussir ça », s’est vanté le grand patron de la FIFA.

Le président Trump a confirmé qu’il assisterait à des matchs de la Coupe du monde. C’est d’ailleurs lui qui remettra le trophée au pays victorieux à l’issue de la finale du 19 juillet prochain.

– Avec l’AFP

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