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Une contre-performance, une «date de péremption», et la marmite bout entre Lewis Hamilton et son patron

Une citation du grand patron de l'écurie Mercedes dans un livre à propos de son grand pilote est mal interprétée

MEGA/WENN
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2024-11-23T00:01:11Z

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LAS VEGAS | Que serait un Grand Prix de F1 sans petits drames, murmures en coulisses et chicanes de clocher? Cette fois, c’est au tour de Toto Wolff, grand patron chez Mercedes, et son pilote vedette, Lewis Hamilton, d’être au milieu d’une «controverse».

Dans un livre sur les coulisses de l’écurie allemande, Wolff a lâché un commentaire aussi acerbe que mal interprété. D’après sa citation, Hamilton aurait une date de péremption.

Getty Images via AFP
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Une déclaration qui n’est évidemment pas restée lettre morte depuis les déboires à Interlagos où le septuple champion du monde a enregistré un seul petit point avec sa 10e place. Il n’a pas réussi à en inscrire durant la course sprint en plus d’être évincé dès le premier segment des qualifications.

«Si c’est ma dernière performance, c’est honteux qu’elle n’ait pas été bonne. Je suis reconnaissant envers vous», avait lancé le pilote à la radio en fin de course avant de rentrer au puits.

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Au terme de ce week-end difficile et décevant, Hamilton, qui quittera Mercedes pour aller chez Ferrari dès la fin de la saison, a expliqué qu’il n’avait pas envie de retrouver son volant à Vegas.

Getty Images via AFP
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Mais celui qui occupe le 7e rang au classement des pilotes, son pire rendement à présent en carrière, est débarqué au Nevada pour l’une de ses trois dernières courses avec les Flèches d’Argent, prêt à travailler et finir en beauté.

Pas d’animosité

D’après Wolff et Hamilton, le torchon ne brûle pas entre eux. Les mots du patron ont été pris hors contexte puisque Wolff dit fréquemment que les gens, dans le milieu de la F1, ont tous une date de péremption.

L’Autrichien ne visait donc pas personnellement son pilote, qui a annoncé à l’aube de la présente saison qu’il joindrait les rangs de Ferrari en 2025 après une relation de 17 ans avec Mercedes.

Getty Images via AFP
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«Lui et moi, nous avons toujours bien travaillé en équipe. Je suis particulièrement heureux de notre relation professionnelle depuis qu’il a annoncé son départ. Nous savions que ce ne serait pas facile et que parfois, nous ne lui donnerions pas l’outil qu’il aurait souhaité en lui préparant une mauvaise voiture», a expliqué Wolff, conscient des frustrations et insatisfactions du pilote britannique de 39 ans qui ne veut pas perdre de son lustre.

Vie exigeante

Selon lui, la vie dans les paddocks est exigeante et drainante. «On a plus de 20 courses par année et on se promène partout autour de la planète. Tout le monde a une date de péremption dans notre univers.» 

Avec raison quand on observe tous ces changements entre équipes, ces démissions et ces congédiements.

Selon Wolff, sa citation rendue publique jumelée à une contre-performance au Brésil a contribué à faire exploser l’histoire. Comme toujours depuis leur longue relation, les deux hommes se sont parlé. C’est d’ailleurs la règle entre eux pour éviter les mésententes et l’escalade des frustrations.

ATP/WENN.com
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«Quand je parle de Lewis, je suis toujours clair. Selon moi, il est le plus grand pilote de tous les temps, a-t-il insisté. Si nous pouvions lui offrir une voiture rapide, il serait en mesure de gagner le championnat. On a échoué.»

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