Une complicité digne de Calvillo et Cahoon chez les Alouettes


Marc Calixte
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Il y a des lueurs de déjà-vu chez les Alouettes, qui ont gagné leurs deux premiers matchs de la saison. La complicité entre le quart-arrière Davis Alexander et le receveur de passes Tyler Snead me transporte dans les belles années d’Anthony Calvillo et de Ben Cahoon.
Je ne commettrai pas l’impair de comparer Alexander à Calvillo, ni Snead à Cahoon. Il est beaucoup trop tôt pour ça.
L’essentiel de mon propos, c’est que je ressens une forte connexion entre Alexander et Snead. Le parallèle devient encore plus facile à tracer alors que Snead, avec son petit gabarit, peut drôlement faire penser à Cahoon.
Le développement d’une telle chimie entre deux joueurs, qui semble parfois verser dans la télépathie, ne se fait pas du jour au lendemain. Ça prend des heures et des heures d’entraînement ensemble, au camp, durant la saison, mais aussi pendant la période hivernale.
Dans le cas d’Alexander et Snead, ils s’entraînent régulièrement ensemble, durant la saison morte, en Arizona. Le premier match de la campagne des Alouettes, au cours duquel Snead a totalisé 163 verges de gains par la passe, a rapidement démontré que la magie opérait entre le quart-arrière et le receveur. Ils n’étaient qu’à quelques détails près de voler à nouveau le spectacle, vendredi dernier, au stade Percival-Molson.
Snead a bel et bien contribué avec cinq réceptions pour des gains de 62 verges, mais on a aussi frôlé un spectaculaire touché sur une longue passe d’Alexander. C’est là où la complicité entre les deux joueurs va au-delà du terrain. Après le match, le quart-arrière me confiait qu’il aurait dû lancer vers l’extérieur pour faciliter le travail de son coéquipier sur cette séquence, tandis que Snead estimait qu’il aurait dû attraper le ballon. C’est l’étoffe des grands joueurs de prendre le blâme quand un jeu avorte.
Chimie semblable avec Philpot
Là où Alexander et les Alouettes deviennent encore plus dangereux, c’est que le quart-arrière a aussi développé une chimie peu commune avec un autre receveur de passes : Tyson Philpot. Et comment ? Deux touchés et 193 verges de gains pour Philpot lors du match de vendredi.

Quand l’étau se resserre, Snead et Philpot semblent toujours être des options pour Alexander.
Évidemment, les plus fidèles partisans des Alouettes se souviendront que Calvillo et Cahoon ont contribué ensemble à trois conquêtes de la Coupe Grey, soit en 2002, 2009 et 2010. Alexander, 27 ans, a encore tout l’avenir devant lui, mais il fait rêver. Surtout avec Snead et Philpot comme cibles. Le prochain match des Alouettes, samedi à Edmonton, risque d’en être une nouvelle preuve.
– Propos recueillis par Benoît Rioux