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Une collision brutale à prévoir

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2025-02-14T23:10:00Z
2025-02-14T23:20:46Z

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Il y a une conclusion simpliste et hâtive que l’on peut tirer après avoir vu les quatre nations en action à Montréal. Elle suggère que les Américains sont tout seuls dans ce tournoi. 

Même si je suis convaincu qu’ils vont triompher chez eux à Boston la semaine prochaine, il n’en demeure pas moins que leur victoire face à la Finlande n’a pas valeur égale avec celle du Canada face à la Suède.

C’est devenu clair en troisième période : la perte de Miro Heiskanen a plombé le tournoi des Finlandais. Lorsque tu perds ton meneur en défense, ce n’est pas sans conséquence.

Résultat, les 25 excellentes minutes par match perdues en même temps qu’Heiskanen écartent la Finlande de tout débat sur les finalistes potentiels.

En revanche, les Suédois ont de la profondeur et du talent, ils ont résisté au puissant Canada qu’ils sont venus à un tir près de battre en prolongation. Ils risquent de battre aisément les Finlandais, samedi après-midi.

Et alors, toute la pression retombera sur le Canada. Ils devront battre les Américains, à tout le moins leur arracher un précieux point de classement avec une défaite au-delà de 60 minutes.

Les chiffres sont clairs : avec des gains réguliers de trois points de la Suède et des États-Unis, samedi, le Canada se retrouvera troisième de la poule avec une seule rencontre à disputer.

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Une victoire canadienne contre la Finlande, lundi, replacerait logiquement les nôtres deux points devant la Suède. Mais celle-ci pourrait ensuite assurer sa place en finale et éliminer le Canada en venant à bout des Américains en 60 minutes.

Ça fait beaucoup de si, j’en conviens, mais nous devons admettre qu’ils ne sont pas impensables.

Une guerre de clans tissés serrés

Maintenant, parlons du choc Canada-États-Unis de samedi. Ce sera électrique dans le temple et je m’attends à ce que la collision sur la glace soit brutale.

À la lueur des deux premiers duels de la compétition, tout me semble parfaitement clair. La bataille entre ces deux grandes nations de hockey se résume en une guerre de clans tissés serrés.

C’est un duel infernal qui opposera, d’un côté, l’empereur «Sid the kid» et son compagnon d’armes Nathan Mackinnon et de l’autre, les frères de sang Matthew et Brady Tkachuk.

Le reste est pratiquement futile. Sur le principe de l’engagement, ces deux duos montrent le chemin à prendre lorsque vient le temps de défendre son drapeau.

La défense du Canada m’inquiète en raison de la perte de Shea Theodore. Ça expose beaucoup trop Drew Doughty, emmené en dernière minute pour pallier la perte d’Alex Pietrangelo, ainsi que Colton Parayko.

Ce sera donc très difficile pour le Canada. Les Américains sont engagés et certains d’entre eux, lire ici les frères Tkachuk, semblent saisir le moment à un niveau exponentiel.

Heureusement, la paire Crosby & Mackinnon est dans le même état d’esprit et les Canadiens n’ont pas encore vu le meilleur de gars comme Connor McDavid, Cale Makar ou Brayden Point.

Le Canada doit absolument se rapprocher de la finale dès demain soir. Faire main basse sur minimum deux points, idéalement trois.

Quand il restera la grande finale à disputer, alors ils se rappelleront le cliché du «sans lendemain», ils ramèneront ça à une présence à la fois, vers la consécration...

Les 19 gars en uniforme se tourneront alors vers le vingtième, celui qui a inscrit le but en or à Vancouver en 2010, en sachant qu’il va tout faire pour répéter l’exploit à Boston!

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