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Une chute qui a changé quelque chose pour toujours pour une médaillée olympique

Photo DIDIER DEBUSSCHERE
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-10-31T22:29:47Z

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Victime d’une sévère chute lors d’un saut d’entraînement le lendemain de sa victoire en Coupe du monde en décembre dernier en Finlande, Marion Thénault a fait de grands progrès, mais la crainte n’est pas disparue.

«Ma perspective dans l’approche d’un saut a changé à tout jamais, a confié la sauteuse acrobatique médaillée de bronze dans l’épreuve par équipe mixte aux Jeux olympiques de Pékin en 2022. Ce n’est pas une mauvaise chose.»

Consciente qu’elle pratique un sport extrême, la sauteuse native de Sherbrooke ne veut plus se lancer dans le vide à tout prix. «Dans le passé, je faisais mon saut peu importe les conditions, mais j’ai pris un pas de recul, a-t-elle expliqué. L’enjeu, la confiance et la vitesse seront aussi des facteurs dans ma décision. J’ai le luxe de choisir.»

«Je vais choisir le saut le plus intelligent, de poursuivre l’ancienne gymnaste. J’ai remporté deux médailles d’or en Coupe du monde l’an dernier avec un double périlleux. J’ai un éventail de sauts qui me permet de choisir.»

Elle vise toujours de grosses manœuvres

Thénault a toujours l’intention de tenter de grosses manœuvres. «L’objectif est de pousser le niveau de difficulté de mes sauts le plus loin possible et de tenter le triple périlleux avec trois vrilles le plus souvent. Je veux que ce saut devienne routinier.»

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En compagnie des autres membres de l’équipe canadienne, Thénault partira pour la Finlande le 14 novembre pour un camp d’entraînement de quatre semaines. Selon les conditions, elle tentera le triple périlleux avec trois vrilles pour la première fois de sa carrière sur la neige.

Perte de conscience

Après son atterrissage raté au cours duquel elle n’avait pas plié suffisamment les jambes, Thénault a perdu conscience. «Je ne me souviens plus de mon saut. J’ai atterri en scorpion et ma tête a frappé le sol, ce qui a causé les dommages. Quand je me suis réveillée, j’avais des douleurs dans le dos et dans le cou. Les conditions étaient magnifiques et c’était une erreur de ma part.»

Le 2 février, soit deux mois plus tard, elle prenait le départ de la Coupe du monde de Deer Valley en Utah où elle a terminé en 12e place. La fin de semaine suivante devant parents et amies, elle montait sur le podium à Lac-Beauport pour une deuxième année consécutive après sa victoire de 2023.

«À mon retour en Coupe du monde, j’étais à 60% de mes capacités, a-t-elle mentionné. À Lac-Beauport quand j’ai remporté le bronze, je n’étais pas à 100%.»

«Je suis plus en forme actuellement que je l’étais quand je suis revenue à la compétition, de poursuivre Thénault, qui a terminé au troisième rang du classement cumulatif de la Coupe du monde trois fois au cours des quatre dernières années. Je me sens bien physiquement et je suis contente où je suis mentalement. Les craintes ne sont pas disparues, mais j’ai fait beaucoup de progrès en compagnie de mon préparateur mental. J’ai connu un bel été d’entraînement et cela a favorisé mon retour.»

Cet été, Thénault a pratiqué son périlleux avec trois vrilles sur la rampe d’eau. Deux camps d’entraînement sont au programme avant la première Coupe du monde en janvier à Lake Placid.

«C’est totalement différent des autres années, a-t-elle précisé. On ne brusquera pas les choses parce que nous avons du temps, mais je devrai gérer mon corps pour atteindre ma forme maximale au championnat mondial en Suisse à la fin mars.»

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