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Une chance que le capitaine a montré la voie

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-02-07T05:00:00Z

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On ne pourra pas accuser Nick Suzuki de ne pas prendre son rôle de capitaine à coeur. En ce premier match de l’ère post-Sean Monahan, il est celui qui a permis au Canadien de surprendre les Capitals, à Washington.

Ses deux buts inscrits en 57 secondes, alors que Charlie Lindgren et ses coéquipiers ne semblaient pas encore revenus de vacances, ont jeté les bases de ce gain de 5 à 2.

Heureusement que le capitaine, et ses compagnons de trio (Cole Caufield et Juraj Slafkovsky), était là et qu’il a frappé tôt. Car, comme on pouvait s’y attendre, une formation plutôt clairsemée au centre vit sur du temps emprunté.

Brandon Gignac, qui disputait un premier match dans la LNH en cinq ans, et Lucas Condotta, qui en était seulement à un quatrième, en ont parfois eu plein les bras.

À preuve, ces quelques présences au cours desquelles, embouteillés dans leur territoire, les troupiers de Martin St-Louis ont été incapables de retraiter au banc.

Dans la dernière portion du deuxième vingt, Condotta (2:13), Michael Pezzetta (2:18), Rafaël Harvey-Pinard (2:43), Kaiden Guhle (2:43) et Mike Matheson (2:47) ont dû roter leur pina colada à quelques reprises avant de pouvoir être remplacés.

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La même chose s’est produite au début du troisième engagement avec une présence de 1:41 pour Gignac, Josh Anderson et Joel Armia.

Plier sans casser

Le Canadien a plié, mais il n’a pas cassé. L’entraîneur-chef du Canadien sera assurément fier de l’attitude de combattant que ses troupiers ont démontré.

Particulièrement de Samuel Montembeault.

Fidèle à lui-même et aux performances qui lui ont valu d’être élu le joueur du mois de janvier dans le camp montréalais, Montembeault a permis à ses coéquipiers de traverser la tempête qui s’est abattue sur eux dans 32 des 40 dernières minutes de jeu.

Slafkovsky, qui était de retour sur le premier trio, a livré une solide performance. Et pas seulement en inscrivant deux buts en troisième période, dont celui qui a brisé les reins des locaux.

Les tirs qu’il a décochés pour faire bouger les cordages en étaient deux des ligues majeures.

Mais, sans la rondelle, le Slovaque s’est également signalé. Il a été indirectement impliqué sur les deux buts de Suzuki en éliminant un adversaire de la circulation. Il a effectué des replis défensifs efficaces, dont l’un sur près de 200 pieds. En plus, à un certain moment, il n’a pas hésité à se frotter à Tom Wilson.

Ovechkin ralentit

Longtemps considérés comme une puissance de la ligue, les Capitals se cherchent. En fait, rien ne va plus dans la capitale américaine. Les Capitals ont accordé au moins cinq buts dans un quatrième match de suite.

Pour quiconque court après une place en séries éliminatoires, ce n’est pas la recette idéale. D’ailleurs, comme les joueurs du Canadien, ceux des Capitals retourneront en vacances à la mi-avril. Ce serait une deuxième exclusion de suite pour Alex Ovechkin et sa bande.

Parlant du Tsar, il a touché la cible pour seulement la dixième fois de la saison. Spencer Carbery tente tellement de le relancer qu’il lui a offert un nouveau rôle sur l’attaque massive. Il l’a déplacé du cercle de mise en jeu gauche, là où il a passé sa carrière, au point d’appui.

Ce ne fut pas un grand succès considérant que les Caps ont été blanchis en trois supériorités numériques.

Mais bon, le Canadien a assez de ses problèmes sans qu’on s’inquiète pour ceux des autres équipes.

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