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Alouettes: une chance inespérée pour Mathieu Girard

Mathieu Girard
Mathieu Girard Photo d'archives, Johany Jutras
Photo portrait de Mathieu Boulay

Mathieu Boulay

2021-11-04T00:39:39Z

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Les Alouettes ont eu leur part de blessures dans les dernières semaines. Celle du spécialiste des longues remises Pierre-Luc Caron a permis à Mathieu Girard de sortir de sa retraite.

• À lire aussi: Alouettes: honneur mérité pour David Ménard

Lorsqu’il a été contacté par Byron Archambault, il y a quelques semaines, Girard n’avait pas touché à un ballon depuis le premier jour du camp d’entraînement des Tiger-Cats de Hamilton, en 2019. 

La raison ? Une hernie discale. Au lieu d’opter pour une opération, il a choisi une réadaptation de plusieurs mois. Durant cette période, il décide de s’éloigner de sa passion pour se concentrer sur sa famille et un boulot dans le domaine de l’informatique. 

« Après une saison complète à la maison, je pensais que c’était terminé, a expliqué Girard au Journal de Montréal. Puis, il y a trois semaines, j’ai reçu l’appel des Alouettes qui avaient besoin d’un réserviste au poste des longues remises. 

« J’étais hésitant. Mon rêve de jouer dans la LCF avait été réalisé, mais celui de m’aligner avec les Alouettes ne l’avait pas été. C’est l’équipe avec laquelle j’avais grandi. Ma femme m’a donné le feu vert. Je ne pouvais pas demander mieux.

« Lorsque je suis entré sur le terrain lors du dernier match, j’ai réalisé que la flamme du football était encore bien présente. J’ai ressenti des frissons. »

Un canif suisse

La polyvalence de Girard pourrait être précieuse pour les Alouettes. En plus de faire de longues remises sur les bottés, le colosse de 6 pieds 3 pouces et 308 lb a de bonnes chances d’être utilisé comme sixième homme sur la ligne offensive samedi à Winnipeg. Il se veut une belle police d’assurance pour les Alouettes au cas où un des partants tombe au combat. Et ça pourrait arriver parce que plusieurs joueurs sont amochés. 

« Au début, les yeux et la tête allaient bien. Cependant, mon jeu de pieds était un peu rouillé, a souligné Girard. Ça va beaucoup mieux. »

Lors de son arrivée dans le vestiaire, le Québécois a reconnu plusieurs visages familiers. 

« À 90 %, ce sont des Québécois avec qui j’ai joué ou que j’ai affrontés au niveau universitaire au Québec. Puis, je connaissais aussi Tony Washington et Landon Rice avec qui j’avais joué à Hamilton. »

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