Tous les résultats
Publicité

COVID-19 : Une cabane à sucre doublement frappée en Outaouais

Jadrino Huot | Agence QMI

2021-03-16T23:16:04Z

Partager

Une cabane à sucre de l’Outaouais a été frappée deux fois plutôt qu’une par la COVID-19, sonnant quasi le glas d’une institution familiale presque centenaire.

• À lire aussi: Une période très occupée pour les acériculteurs

• À lire aussi: Sauver nos cabanes à sucre: un projet de société

• À lire aussi: Les cabanes à sucre toujours dans le flou

Comme tous les autres établissements de son secteur d’activité à travers la province, l’Érablière J.B. Caron, à Gracefield, a dû fermer ses portes au printemps 2020 en raison de la pandémie mondiale. Les propriétaires de l’époque, Paul Caron et sa femme Monique Arsenault, songent à mettre fin à cette entreprise fondée par l’aïeul Jean-Baptiste en 1936.

Leur fille Mylène sauve toutefois la situation en se portant acquéreur de l’érablière, en compagnie de son conjoint Frédéric Tremblay-Carle. L’avenir semble prometteur, les idées nouvelles fusent de toutes parts pour donner un nouvel élan à cette entreprise de quatrième génération.

Tests positifs

L’initiative provinciale « Ma Cabane à la Maison » semble l’avenue de choix pour ramener des revenus dans les caisses, du moins jusqu’à ce que l’aide-cuisinière de l’Érablière J.B. Caron soit déclarée positive à la COVID-19.

«Ce fut un choc. J’ai pensé rembourser tous les clients et arrêter ça là», relate Frédéric Tremblay-Carle.

La famille Caron a toutefois fait le succès de cette cabane à sucre et la tradition n’allait pas s’arrêter là. Le frère de Mylène, Jean-Philippe, remet donc son tablier pour s’occuper des fourneaux. Vrai qu’il ne pouvait œuvrer à temps plein derrière les chaudrons et que plusieurs employés devaient rester en isolement préventif, mais son apport aura limité les contrecoups.

«J’avais peur de la réaction des gens et des distributeurs, mais leur réponse positive, toute comme celle de notre entourage, m’a poussé à continuer», a confié M. Tremblay-Carle qui indique que seule une demi-douzaine de commandes a été annulée, les autres, une soixantaine, étant repoussées d’une à deux semaines.

Le jeune homme de 31 ans n’est toutefois pas au bout de ses peines, car, atteint lui aussi de la COVID-19, il doit s’occuper seul de faire bouillir l’eau d’érable après l’avoir récoltée de l’une des 18 000 entailles sur sa terre de 150 acres.

Publicité
Publicité

Sur le même sujet