Une blessure tient le plus bel espoir québécois à l'écart


Richard Boutin
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RÉGINA. Après un retentissant 4 s 59 aux 40 verges, vendredi, les attentes étaient grandes pour Jeremiah Ojo, mais l’ailier défensif des Carabins de l’Université de Montréal s’est blessé à un ischiojambier, samedi, dans des exercices d’unités spéciales et il n’a pas participé aux duels à un contre un.
Habillé en civil, dimanche, Ojo n’a pas perdu son sourire. «Nous avons décidé que la meilleure chose à faire était de me retirer, a-t-il expliqué. Je ne voulais pas aggraver ma blessure. L’important est d’arriver en santé au camp d’entraînement. Je ne pense pas que ma valeur sera revue à la baisse. Les équipes ont beaucoup de films de moi. J’ai pu faire les tests physiques et j’ai rencontré les neuf équipes.»
Il a rassuré sa mère sur son état de santé, elle qui a fait le voyage en compagnie de sa fille. «Dès que j’ai un bobo, c’est la fin du monde pour ma mère, a-t-il mentionné avec le sourire. Je lui ai dit que mon sort était entre les mains de Dieu et que je lui faisais confiance. Elle m’a répondu qu’elle reconnaissait son fils. C’est énorme que ma famille soit présente. J’apprécie énormément cet appui.»
Il remercie Dieu après son 40 verges
Ojo est revenu sur son chrono de 4 s 59. «J’ai fait une prière avant chaque test, a-t-il raconté. Après mon temps de 4 s 62 à mon premier 40 verges, j’ai dit à Dieu que j’allais me mettre à genoux pour le glorifier et le remercier si je réalisais un temps dans les 4 s 5. Quand j’ai vu mon temps, j’ai souri et je me suis agenouillé pour remercier Dieu. J’étais reconnaissant.»
Après sa participation au College Gridiron Showcase au Texas en janvier, le produit des Islanders de John Abbott a pris du coffre. Il a pris dix livres pour hausser son poids à 246 livres. «Je visais 240, mais la préparation a fait que j’ai atteint 246.»
Identifié comme le 7e plus bel espoir du classement hivernal du Bureau de recrutement de la LCF, Ojo a de réelles chances d’être sélectionné dès la première ronde. «Parce qu’il a commencé le football seulement à 17 ans, il possède un énorme potentiel de progression, a mentionné le directeur général des Alouettes de Montréal Danny Maciocia. Il n’y a pas une tonne d’ailiers défensifs comme Mathieu Betts, mais Jeremiah a le potentiel de jouer sur la ligne défensive dans la LCF. En raison de ses qualités athlétiques, il pourrait même être utilisé aussi comme secondeur.»