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Une autre sorte de cauchemar

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-12-08T05:03:03Z

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La dégelée subie à Washington, le soir de l’Halloween, était encore fraîche dans la mémoire des joueurs du Canadien. Pas question revivre le même cauchemar. 

Mené par un premier trio en grande forme, auteur des deux buts de l’équipe, un Josh Anderson patinant avec la pédale au plancher et un Samuel Montembeault encore en plein cœur de sa zone, le Tricolore a beaucoup mieux paru face aux Capitals. Il a même dominé pendant un peu plus de 40 minutes.

Puis, tout s’est écroulé. Pas aussi rapidement que dans la capitale américaine, alors que le Canadien avait accordé deux buts en 36 secondes. Mais tranquillement. Comme une lente agonie.

En fait, les Montréalais ont sabordé leur propre bateau en ratant des occasions en or de creuser leur mince écart d’un but. Jayden Struble, Josh Anderson, Nick Suzuki et Brendan Gallagher se sont tous présentés en solitaire devant Logan Thompson. Pourcentage de conversion?

« Zéro comme dans Ouellet », a dû dire Ron Fournier, les deux pieds sur la bavette du poêle.

Disons que le gardien des Capitals, plutôt chancelant sur les buts d’Alex Newhook et de Cole Caufield, a pu recommencer à se bomber le torse.

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Quand Martin St-Louis parle de chances ratées de se « séparer de l’adversaire », c’est en plein ce qu’il veut dire.

D’autant plus que, à deux occasions, les visiteurs n’ont pas tardé à répliquer avec un but. Chaque fois par l’entremise de Tom Wilson.

Une autre sorte de cauchemar.

L’intensité d’Anderson

Cela dit, à part lors de la montée de Suzuki, personne n’a eu à retenir son souffle bien longtemps. Un peu comme jeudi soir lorsque David Savard a traversé la moitié de la patinoire en sortant du banc des punitions.

Pour revenir à Anderson, il marque tellement rarement en échappée que lorsqu’on le voit décamper en zone neutre, c’est à peine si notre rythme cardiaque augmente. On est loin du bout de notre siège.

Néanmoins, le boulot qu’accomplit l’Ontarien depuis quelques matchs sert assurément de bougie d’allumage. Il est constamment aux trousses du porteur de la rondelle. On ne compte plus le nombre de fois que le défenseur adverse se fait écraser le nez dans la baie vitrée.

Ce fut encore le cas samedi soir. Les marqueurs officiels ne lui ont octroyé que trois mises en échec. Néanmoins, avec lui dans les parages, les joueurs des Capitals ont dû constamment précipiter leurs gestes.

Dommage qu’Anderson se soit retrouvé au cachot pour le quatrième but des Capitals. Même si son entraîneur ne lui en a pas tenu rigueur, c’est un peu venu ternir sa soirée de travail.

Wilson, un vrai de vrai

Vous détestez Wilson? Vous trouvez que c’est un grossier personnage qui ne foule la glace que pour chasser des têtes et donner des coups à la limite de la légalité?

C’est vrai qu’il ne fait pas dans la dentelle. Mais je le prendrais dans mon équipe n’importe quand. L’attaquant des Capitals est un guerrier comme il ne s’en fait plus beaucoup. Le match d’hier en est un bon exemple.

Ils sont rares ceux qui seraient revenus au jeu après avoir reçu un lancer en plein visage. Surtout dans le 27e match d’une saison de 82. Non seulement il l’a fait, mais il a coulé le Canadien avec deux buts en troisième période.

Tout ça avec la joue gauche de la grosseur d’une balle de softball et malgré le fait qu’il s’appliquait de la glace à chacun de ses retours au banc. Les Capitals annonceraient qu’il a subi une fracture de l’os de la joue que je ne serais même pas surpris.

Ça ne l’aura pas empêché de jouer pendant 15 mins 36s.

Un vrai de vrai.

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