Une autre défaite pour Connor McDavid malgré une prestation individuelle historique

Kevin Dubé
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Il y avait quelque chose de frappant, pendant que les joueurs canadiens regardaient les Américains célébrer leur conquête de la médaille d’or : le visage de Connor McDavid, qui, malgré une nouvelle prestation individuelle historique, subissait un autre revers crève-cœur après avoir été si près du but.
Rappelons que McDavid a perdu en finale de la Coupe Stanley au cours des deux dernières saisons, les deux fois face aux Panthers de la Floride et, chaque fois, il avait tout fait sauf soulever le gros trophée.
En 2024, ses 42 points en 25 matchs n’avaient pas suffi aux Oilers, qui s’étaient inclinés en sept parties. Dans la défaite, McDavid avait reçu le trophée Conn-Smythe, remis au joueur par excellence des séries. Puis, l’an dernier, malgré ses 33 points en séries, un sommet à égalité avec son coéquipier Leon Draisaitl, les Oilers s’étaient de nouveau avoués vaincus.
Heureusement pour lui, entre-temps, il a vécu l’euphorie de la victoire lors de la Confrontation des 4 nations en février 2025, lors de laquelle il avait inscrit le but gagnant en prolongation lors de la finale face aux États-Unis.

Il a marqué l’histoire
On pourra dire ce qu’on veut du travail de McDavid sur le but gagnant américain en finale pour l’or à Milan, il n’en reste pas moins que le numéro 97 a terminé la compétition avec un record de points en un seul tournoi olympique auquel participent les joueurs de la LNH.
Ses 13 points en six matchs lui ont d’ailleurs valu le titre de joueur par excellence du tournoi... encore une fois dans une cause perdante.

Pourra-t-il soulever le gros trophée ?
La question demeure entière. Après deux finales de suite, les Oilers ont-ils toujours l’énergie pour atteindre la série ultime encore une fois cette année et, surtout, la gagner ?
Présentement, Edmonton vient au deuxième rang de la division Pacifique, à quatre points des Golden Knights de Vegas.
Le capitaine des Oilers écoule présentement la première année d’un pacte de deux ans qu’il a signé à Edmonton, à un salaire grandement réduit (12,5 M$) afin de permettre à l’organisation de bâtir une équipe championne autour de lui.
Si Edmonton ne parvient pas à le faire d’ici deux ans, est-ce que McDavid décidera d’aller voir si le gazon est plus vert ailleurs ?
Parce que gageons qu’il en a marre de vivre ce sentiment qu’il a vécu dimanche à Milan.