Après Iga Swiatek et Jannik Sinner, le tennis est ébranlé par un nouveau scandale de dopage touchant un champion. Marketa Vondrousova, gagnante du tournoi de Wimbledon il y a trois ans, a écopé d’une suspension pour avoir refusé un test antidopage en décembre dernier.
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Et cette fois, la suspension est beaucoup plus lourde. La Tchèque ne pourra fouler les courts pour des tournois de la WTA ou de l’ITF pendant quatre ans, a annoncé lundi l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA).
« En vertu des règles antidopage, la sanction infligée à une joueuse qui refuse de se soumettre à un contrôle doit être la même que celle qui lui aurait été infligée si elle avait été contrôlée positive », a indiqué l’ITIA, par voie de communiqué.

Des suspensions critiquées
À titre comparatif, Swiatek, ancienne numéro 1 mondiale, a purgé un mois de suspension en 2024, après avoir été déclarée positive à la trimetazidine. La Polonaise avait plaidé une contamination croisée.
Quant à l’actuel premier joueur au monde chez les hommes, Jannik Sinner, il a été banni pendant trois mois en 2024, après un contrôle positif au clostebol, considéré comme un stéroïde anabolisant. L’Italien avait aussi plaidé la contamination croisée.
La courte durée de ces suspensions avait créé une petite controverse chez certains autres joueurs, qui estimaient que les meilleurs joueurs au monde avaient droit à des peines moins sévères en cas de dopage.
Stress et santé mentale
Vondrousova, qui a atteint le sixième rang mondial, n’a plus joué sur la WTA depuis janvier. Elle a depuis chuté à la 122e place.
En plus de son titre à Wimbledon en 2023, la joueuse de 26 ans a disputé la finale de Roland-Garros en 2019.
Selon l’ITIA, Vondrousova n’a pas soumis d’échantillon lors d’un contrôle réalisé à son domicile le 3 décembre dernier, vers 20 h. Elle a justifié son refus en invoquant du stress et des problèmes de santé mentale, ainsi que des craintes pour sa sécurité.
Le tribunal a conclu que les éléments apportés par l’accusée n’étaient pas une « justification convaincante », mais son avocat a indiqué à l’AFP que la Tchèque se réservait le droit de faire appel. Pour l’instant, elle est suspendue jusqu’au 21 juin 2030.
– Avec l’AFP

