Une artiste lutte contre la maladie avec ses œuvres sur le Canadien


Stéphane Cadorette
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Pendant que le Canadien lutte pour sa survie, l’artiste de Blainville Catherine Lavoie se trouve au cœur d’un combat d’autant plus important, contre la maladie. C’est auprès de l’équipe fétiche du Québec qu’elle trouve l’inspiration pour créer ses œuvres et continuer de mordre dans la vie.
La diplômée de l’UQAM en arts visuels peint sur différents sujets, mais avec le long parcours du Canadien en séries, ses créations se font de plus en plus remarquer sur les réseaux sociaux.
Pour l’artiste et fière partisane du Tricolore, ses projets artistiques deviennent plus que jamais un élixir contre ses pépins de santé.
L’automne dernier, après trois mois à galérer entre l’hôpital et la maison, on lui a découvert une tumeur au cerveau, qui serait fort probablement bénigne.
Il y a un mois, elle a dû être opérée puisqu’elle est affectée par le syndrome de Minor, une maladie très rare de l’oreille qui entraîne des problèmes neurologiques, d’audition et des vertiges.
Au repos forcé pendant quelques semaines, elle a repris la peinture de plus belle et le succès ne dérougit pas.
« J’aime les événements qui rassemblent et je trouve qu’en ce moment, le Canadien est la meilleure équipe pour rassembler. Ça me rend heureuse de créer pour rendre du monde heureux. Pendant huit ans, j’ai fait mes peintures à tous les jours et tout d’un coup, pendant quelques mois, je ne pouvais plus rien faire. Le fait de rependre mon art avec le Canadien, ça m’aide beaucoup », a expliqué Catherine Lavoie lors d’une entrevue.

Dobes s’en mêle !
L’un des moments grandioses des présentes séries pour l’artiste est survenu il y a deux semaines, à la fin de la série opposant le Canadien au Lightning.
Une vidéo dans laquelle elle présentait sa toile en l’honneur des exploits de Jakub Dobes a obtenu pas moins de 733 000 vues sur Instagram.
Le gardien du Canadien a même pris soin de répondre directement à Catherine Lavoie en lui disant, notamment, qu’il trouvait son travail « très cool ».
« C’était la première œuvre que je créais après mon opération. C’était un bon timing parce que tout le monde tripait sur Dobes. En privé, il m’a dit qu’il aimait vraiment ce que je faisais et il avait l’air ouvert à signer une œuvre plus tard, mais pour l’instant, je ne le dérange pas.
« Il a l’air vraiment humain. J’ai trouvé ça spécial qu’il prenne le temps de m’écrire », a-t-elle salué.
Du positif, SVP !

Celle qui dit s’inspirer des émotions, de la spontanéité et du moment présent constate malgré elle que le Canadien n’est plus qu’à un faux pas de voir son épopée s’achever.
Comme elle le fait face à ses ennuis de santé, elle n’entend pas baisser les bras pour autant.
« Je trouve que le monde est bon pour chialer. Est-ce qu’on peut être positif ? On a vécu tellement de beaux moments pendant les séries. Qu’ils gagnent ou qu’ils ne gagnent pas, les joueurs ont bien vu que le peuple québécois était là pour eux », a-t-elle tranché.