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Une année d’apprentissage pour le polyvalent Pierre-Yves Lord

Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Sandra Godin

Sandra Godin

2021-03-13T06:00:00Z

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Même si 2020 est une année dont Pierre-Yves Lord « [se] serait passé », l’animateur touche-à-tout doit avouer que la dernière année a été prolifique sur le plan professionnel. Être curieux et polyvalent a été son plus bel atout, dit-il.  

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La liste des projets que Pierre-Yves Lord a portés à bout de bras durant la pandémie est longue : Deux hommes en or, 100 Génies, La fin des faibles, le documentaire Kevin, le balado Mission spatiale, l’émission de radio Il est toujours 5 h quelque part, ses soirées DJ Live From Ste-Foy, et la série sur les expatriés Seuls ensemble, qu’il a enregistrée dans son sous-sol.  

C’est bien mal le connaître de penser qu’il serait resté les deux bras croisés, après avoir vécu « l’angoisse, la pression, l’incompréhension » des premiers jours de pandémie.  

« On dirait que dans l’urgence, je me suis garroché tête baissée dans plein de choses qui m’ont confirmé que la polyvalence, dans mon métier, c’est un outil qui peut servir, comme un petit canif suisse », explique-t-il au Journal dans son patelin, à Québec.  

Au printemps dernier, il a converti son sous-sol en studio de radio et de télévision, là où il a enregistré, entre autres, la série Seuls ensemble, relayée par TV5. « Mon petit studio, chez nous, c’est devenu mon canif suisse, dit-il. C’est ce qui m’a permis de faire de la radio en mode survie, de collaborer sur plein d’émissions, de continuer à travailler. » 

Pierre-Yves Lord raconte avoir beaucoup appris sur l’aspect technique de son métier avec ses « nouveaux terrains de jeu ».  

« Cette année, je suis devenu un technicien, dit-il en riant. Je sais maintenant comment convertir des signaux, comment monter une installation pour faire de la télé et de la radio de chez nous, en claquant des doigts. J’ai acquis une débrouillardise sociale et numérique. »  

Durant la pandémie, il a beaucoup été question du rôle essentiel des artistes. Pierre-Yves Lord confie avoir réfléchi sur son propre rôle dans cet « écosystème ».  

« J’ai envie de faire partie de l’équation du support de notre culture à ma façon, dit-il. On a vu à quel point la culture est essentielle. Qu’une personne vienne me dire qu’elle n’a écouté aucun film, qu’elle n’a trouvé du réconfort dans aucune chanson, aucune série, je n’y crois pas. C’est notre bouée. » 

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