Une ambiance toxique a miné le début de saison des Oilers


Jonathan Bernier
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Les Oilers se sont amenés à Montréal le vent dans les voiles. Avec neuf victoires consécutives, ils se sont replacés dans le portrait des séries de l’Association de l’Ouest. D’ailleurs, une victoire face au Canadien leur permettrait d’inscrire une marque d’équipe.
Disons qu’à la mi-novembre, alors que l’équipe présentait un dossier de 3-9-1, il y en a plusieurs qui se grattaient le coco.
Ce rendement inacceptable pour une formation qui regorge d’autant de talent a valu la porte à l’entraîneur-chef, Jay Woodcroft, et à son adjoint, Dave Manson. Depuis, ça roule à pleins gaz. Sous Kris Knoblauch, les Oilers montrent une fiche de 19-6-0.

«On a maintenant confiance en nous. Et on se fait confiance les uns les autres. Avant, on doutait de notre coéquipier. On craignait que notre coéquipier ne fasse pas son travail, alors on trichait pour le faire, a raconté Vincent Desharnais, pour expliquer ce revirement de situation. Maintenant, qu’on perde 2 à 0 ou qu’on mène 2 à 0, on joue de la même façon.»
C’est une situation tout de même étrange considérant que les Oilers n’ont pas apporté de changements majeurs à leur formation au cours de la saison morte.
«On vivait justement beaucoup de frustration parce que, même si on savait que ça ne marchait pas, on n’avait pas réponse. Pourtant, on travaillait fort et la chimie était bonne à l’extérieur de la patinoire, a indiqué le défenseur originaire de Laval. Mais sur la glace, on se fâchait les uns contre les autres.»
Calmes et posés
Desharnais soutient que le changement d’entraîneurs a eu des effets bénéfiques sur cette ambiance quelque peu toxique. Le fait que Knoblauch et Paul Coffey, embauché comme adjoint, affichent un tempérament plus posé a amené tout le monde à se calmer les hormones.
«Il a également amené beaucoup de positif dans l’entourage de l’équipe. Il nous a redonné confiance. Il nous a dit de nous calmer, que nous allions participer aux séries. Qu’il fallait aborder les matchs un à la fois. Ça a fait du bien à tout le monde.»
Néanmoins, le défenseur québécois refuse de jeter le blâme sur leurs prédécesseurs.
«Après le congédiement, on a eu un meeting d’équipe. On s’est parlé dans le blanc des yeux. On s’est dit que ce n’était pas de la faute à personne d’autre qu’aux 23 joueurs dans le vestiaire. Ni la faute du coach, ni celle du directeur général, ni celle des gardiens de but. Il fallait qu’on trouve une solution ensemble.»
«Jay et Dave ont fait du superbe travail. Quand ils sont arrivés, il y a deux ans, l’équipe était perdue. La structure qu’on a présentement, ce sont eux qui l’ont amenée.»