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Une 7e place pour Catherine Beauchemin-Pinard, qui «n’avait plus rien à prouver après sa médaille à Tokyo»

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Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-07-30T18:44:15Z

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PARIS | Médaillée de bronze à Tokyo il y a trois ans, la judoka Catherine Beauchemin-Pinard avait de grands objectifs pour Paris, mais son parcours s’est arrêté au repêchage chez les 63 kg, mardi, à l’Arena Champ-de-Mars.

Plongée dans une situation difficile après avoir écopé de deux pénalités, Beauchemin-Pinard a tenté le tout pour le tout face à Laura Fazliu, du Kosovo, dans la période de temps ajouté, mais la stratégie n’a pas porté de fruits.

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Son adversaire qui a remporté le bronze a réussi à contrer l’attaque de la Québécoise et marquer le seul point du combat pour se sauver avec la victoire.

«C’est dur mentalement de se retrouver dans le golden score [temps ajouté] avec deux pénalités en sachant que tu perdras si tu en écopes d’une troisième, a reconnu la judoka de 30 ans qui a amorcera des études de deuxième cycle à l’UQAM à son retour de Paris. J’ai pris la décision d’attaquer même si je me retrouvais dans une mauvaise position.»

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«J’ai besoin d’un plan pour connaître du succès, de poursuivre Beauchemin-Pinard. Quand je sors de mon plan, ça devient plus difficile. J’ai failli la renverser à quelques reprises. Elle est très grande et très physique, et le plan était de rentrer dedans à chaque séquence. Elle m’avait aussi battue dans le combat pour le bronze au mondial cette année, mais j’ai fait un meilleur combat cette fois-ci. On se connaît très bien et on dispute toujours de longs combats serrés.»

«La bonne décision»

Antoine Valois-Fortier ne blâmait pas sa protégée pour la décision prise dans le feu de l’action. «Catherine a tenté quelque chose et c’était la bonne décision dans les circonstances, a affirmé l’entraîneur-chef de l’équipe canadienne. Elle a écopé de deux pénalités rapidement et s’est retrouvée dans un coin.»

Déception et paix d’esprit

Évidemment déçue de sa septième place, Beauchemin-Pinard n’a pas de remords. «Je ne suis pas contente de ma septième place, mais je suis arrivée ici en paix d’esprit. Après la grosse déception de Rio en 2016 et ma médaille à Tokyo, je n’avais plus rien à prouver. J’avais de grands objectifs et je voulais revenir avec une médaille, mais je n’ai pas abandonné.»

«Catherine est en paix avec elle-même et n’a pas de regret, de renchérir Valois-Fortier. Elle a accompli tout ce qu’elle voulait et c’est le meilleur sentiment que tu peux avoir.»

Difficile d’oublier l’or

La défaite en quart-de-finale face à la Slovène Andreja Leski, qui l’écartait de la plus haute marche du podium, ne fut pas facile à accepter. «Parce que la médaille d’or n’était plus accessible, j’ai eu besoin d’un certain temps pour vivre ma déception, a-t-elle reconnu. J’ai réussi à tourner la page et cette déception n’a pas influencé le résultat du combat de repêchage.»

«Andreja est une artiste et mise sur son instinct, d’ajouter Beauchemin-Pinard au sujet de la médaillée d’or. J’avais fait beaucoup de vidéo, mais c’est difficile de se préparer contre un adversaire qui n’a pas de plan de match.»

Prisca Awiti Alcaraz a procuré au Mexique la première médaille en judo de son histoire. Malgré une vive déception d’avoir perdu en demi-finale, Clarisse Agbegnenou a sauvé les meubles en remportant le bronze. Le toit de l’Arena Champ-de-Mars a failli exploser quand la Française l’a emporté par ippon. Les partisans se sont levés d’un bloc et ont entonné des chants et scandé le prénom de leur vedette de longues minutes.

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