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Réseau structurant: une deuxième phase est «incontournable», selon Régis Labeaume

Régis Labeaume pense déjà à une étape subséquente de travaux pour bonifier le projet de tramway

Le maire de Québec, Régis Labeaume, dit « travailler fort » ces jours-ci pour tenter de convaincre le gouvernement Legault de donner le feu vert au projet de tramway. Il envisage même déjà une deuxième phase, convaincu qu’elle sera inévitable.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, dit « travailler fort » ces jours-ci pour tenter de convaincre le gouvernement Legault de donner le feu vert au projet de tramway. Il envisage même déjà une deuxième phase, convaincu qu’elle sera inévitable. Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Jean-Luc Lavallée

Jean-Luc Lavallée

2021-02-15T22:11:25Z
2021-02-16T03:31:51Z

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Alors que la première phase du projet de tramway n’est pas encore confirmée, Régis Labeaume est déjà convaincu qu’une deuxième phase est « inévitable ».

« C’est certain qu’il va y avoir une phase 2. Nous, ce qu’on bâtit, c’est l’épine dorsale. Dans une ville, ça commence toujours comme ça », a déclaré le maire de Québec, lundi, en marge d’un point de presse.

« J’ai parlé à d’autres maires ailleurs, et la première ligne de tramway, il y avait des gens qui se plaignaient que ça ne vient pas (jusqu’à eux), mais c’est normal. Après ça, au fil des années, quand les gens l’ont adoptée et qu’ils voient que ça fonctionne, ils veulent l’avoir chez eux », a ajouté celui qui est actuellement en plein bras de fer avec le gouvernement Legault quant à l’amélioration de la desserte des banlieues.

Le maire a affirmé qu’il « ne planche pas » encore sur des plans concrets pour une phase 2, mais « si quelqu’un nous disait qu’il faut faire D’Estimauville dans une deuxième phase, tout est prêt », a-t-il lâché au sujet de la ligne de trambus qui a été remplacée par un Métrobus dans le projet de réseau structurant.

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15 milliards $ de plus au pays

Interrogé sur les sommes additionnelles de 15 G$ annoncées par le gouvernement Trudeau la semaine dernière, pour de nouveaux projets de transport collectif, M. Labeaume s’est réjoui de l’engagement des libéraux fédéraux.

« On a eu une réunion avec le premier ministre Trudeau la semaine dernière, les maires des vingt grandes villes, et c’est clair pour lui que le transport collectif, tout le monde en veut. Il y a de l’argent là-dedans, puis, en même temps, il y a du beau développement économique. »

Pas de négociateur spécial

Questionné sur l’idée de faire intervenir un médiateur pour dénouer l’impasse avec la CAQ, quant au projet actuel, le maire a balayé cette possibilité du revers de la main.

« La tierce personne, elle ne peut rien faire là-dedans. C’est une question de volonté politique ; tu veux ou tu veux pas », a-t-il lancé, en écorchant le gouvernement Legault sans le nommer.

M. Labeaume n’a pas voulu commenter les débats animés au Salon bleu sur le tramway, la semaine dernière, entre les partis d’opposition et le gouvernement.

« Ce qui se passe à l’Assemblée nationale, ça se passe à l’Assemblée nationale », a-t-il réagi, disant toujours être en discussion avec le gouvernement. « On travaille fort. »

Par ailleurs, le maire a vilipendé le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, qui invitait la semaine dernière l’État québécois à mettre sous tutelle le bureau de projet sur le tramway.

« C’est une très grande connerie. M. Rousseau, il fait tout pour tuer le projet alors qu’il s’est tiré dans la photo le jour de l’annonce. C’est un gars assez particulier... », a-t-il balancé. 

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