Une 2e Coupe Vanier sans marquer un seul touché


Richard Boutin
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KINGSTON | Pour la deuxième fois de son histoire, le Rouge et Or a remporté la Coupe Vanier sans inscrire un seul touché.
Laval l’avait emporté par la marque de 7-1 devant les Huskies de la Saskatchewan en 2004 à Hamilton. Avec un placement, un simple, quatre réceptions pour 38 verges et une course de 31 verges, l’ailier espacé et botteur Matthew Leblanc avait mis la main sur le trophée Ted Morris décerné au joueur par excellence. La défensive du Rouge et Or avait réussi cinq interceptions, dont deux par le demi défensif Matthieu Proulx qui avait reçu le trophée Bruce Coulter.
Les comparaisons s’arrêtent toutefois là. Justin Éthier était très heureux de la prestation offensive de ses protégés et assure que le Rouge et Or n’a pas fait preuve de conservatisme en deuxième demie.
«On aurait été niaiseux de lancer plus souvent en deuxième demie», a affirmé le coordonnateur offensif lavallois. «À plusieurs occasions, il n’y avait pas un chat dans la boîte défensive. Laurier misait sur huit ou neuf joueurs en couverture pour contrer notre jeu aérien. Ce fut une partie d’échecs.»
«La deuxième demie n’a pas été frustrante du tout, contrairement au match à Régina qui fut plus difficile», d’ajouter Éthier. «C’était important qu’on établisse la course et nous avons réussi. Nous avons aussi obtenu quelques gros premiers essais par la passe avec des jeux à Olivier Cool et [à] Simon Potvin.»
Potvin a frappé en relève de Guillaume Cauchon blessé à un genou au 4e quart et il a capté une passe. «En fin de match, on avait confiance d’aller chercher les trois verges manquantes pour un premier essai, mais Laurier nous a arrêtés. Ce fut quasiment une bonne chose que Felipe [Forteza] rate son dernier placement, puisque cela a pratiquement tué le match.»
Départ agressif
L’offensive du Rouge et Or a amorcé le match sur les chapeaux de roues. Une passe de 32 verges à Émeric Boutin dans le premier jeu du match a pavé la voie au premier placement de Forteza. Cette passe fut le plus long gain du match pour la troupe de Glen Constantin.
Laval a récidivé avec une autre poussée intéressante à sa deuxième série pour doubler son avance. «Je suis super content», a mentionné Éthier. «Notre plan de match était vraiment agressif. Je ne me souviens pas d’avoir débuté un match en tentant 17 passes comparativement à quatre courses. On a manqué d’opportunisme à l’intérieur de la ligne de 20 verges, mais on a très bien bougé le ballon.»
«Je m’attendais à affronter une offensive explosive», d’ajouter Éthier, «mais notre défensive a été extraordinaire».