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Un voyage à l’image des séries

Photo portrait de Michel Therrien

Michel Therrien

2023-12-21T13:00:00Z

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Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Après avoir reçu beaucoup de critiques dernièrement, les Canadiens ont connu une bonne semaine.  

Sachant à quel point le voyage du temps des Fêtes est primordial pour la suite de la saison, le CH a amorcé le tout avec une belle victoire à Winnipeg. J’ai aimé le niveau d’engagement de tous les joueurs. Ils doivent répéter ce genre de performance à tous les matchs s’ils veulent encore être dans la course aux séries en mars.  

L’an passé, le périple avait été pénible, ce qui avait mis fin aux espoirs de l’équipe de participer aux éliminatoires. La plupart des joueurs de l’édition actuelle ont vécu l’échec de 2022. Ils doivent maintenant apprendre de leur expérience. C’est bien parti cette fois.  

Pour continuer d’avoir du succès dans le reste de leur séjour à l’étranger, les joueurs devront avoir une mentalité des séries, comme face aux Jets. Il s’agit d’ailleurs d’une séquence de sept matchs, comme dans les éliminatoires. Et comme en séries, il ne faut pas regarder le haut de la montagne dès le départ, mais y aller plutôt une étape à la fois.  

La semaine dernière, Martin St-Louis a insisté sur l’importance de jouer à l’intérieur des cercles des mises en jeu. Ses hommes ont répondu à l’appel, ce qui est très encourageant. 

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Il n’y a rien de nouveau dans ce concept. À l’époque où je dirigeais, je disais à mes joueurs que la grande majorité des buts se marquent de trois façons : lorsque le gardien ne voit pas la rondelle, quand un tir est dévié et sur un retour de lancer. Bien sûr, il arrive de voir des tic-tac-toe et de beaux jeux, mais c’est plus rare.  

C’est donc le même message que de «jouer par en dedans». Pour augmenter leurs chances de marquer, les joueurs doivent se salir le nez et ne pas hésiter à aller là où ça fait mal. 

Dans le sport professionnel, c’est toujours à recommencer. C’est un grand défi de garder le niveau d’engagement à son maximum à chaque match.  

C’est ce qui a permis à Josh Anderson d’être enfin récompensé. Même s’il était en panne sèche, il a toujours conservé une éthique de travail irréprochable. À force de persévérer, il est parvenu à se relancer.  

Jayden Struble fait tourner les têtes  

Parlant d’acharnement, Jayden Struble a travaillé fort avec le Rocket avant d’être rappelé par le grand club. Il a sauté sur l’occasion pour montrer l’étendue de son talent.  

On n’entendait pas souvent parler de lui, comparativement à un autre défenseur comme Logan Mailloux, mais force est d’admettre que Struble est capable de tenir son bout dans la Ligue nationale. Le jeune m’impressionne.  

Pour faire ton chemin, tu as besoin de quelqu’un qui croit en toi et qui te donne la chance. Ça me fait penser à l’histoire de Francis Bouillon, un joueur en qui j’ai toujours eu grandement confiance et qui m’a suivi presque partout où je suis passé.  

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Lorsque je regarde Struble jouer depuis son arrivée à Montréal, je constate qu’il est responsable dans son territoire, qu’il effectue une bonne première passe et qu’il appuie bien l’attaque.  

Struble est un autre exemple qui prouve que les jeunes ne perdent pas leur temps dans la Ligue américaine. S’ils progressent autant à Laval, c’est grâce à Jean-François Houle et à tout le personnel d’entraîneurs du Rocket. On ne leur donne pas assez de crédit à mon goût. Leur excellent travail fait en sorte que chaque joueur rappelé par le CH montre qu’il peut jouer au plus haut niveau.  

Jacques Martin : c’était écrit dans le ciel  

Par ailleurs, j’aimerais dire quelques mots au sujet de la nomination de Jacques Martin à titre d’entraîneur-chef des Sénateurs.  

Lorsqu’il s’était joint à l’équipe en tant que conseiller il y a deux semaines, c’était écrit dans le ciel qu’il allait succéder à D.J. Smith. C’est exceptionnel de le voir retourner derrière le banc à 71 ans. Ça démontre à quel point il est passionné.  

Je pense que les jeunes vont apprendre de la vaste expérience de Jacques. Quand tu es seulement un conseiller, tu ne mènes pas le bateau, tu es limité dans ce que tu peux faire. Maintenant qu’il est officiellement à la barre du navire, il peut instaurer une nouvelle structure et changer certaines choses, mais ça ne se fait pas du jour au lendemain.  

J’ignore pendant combien de temps ça va durer. J’ai hâte de voir ce qui se passera à Ottawa, alors que Daniel Alfredsson fait désormais partie du personnel d’entraîneurs. Cette nouvelle expérience lui permettra de voir les sacrifices nécessaires et s’il a vraiment envie de «coacher». Sinon, un certain Patrick Roy mériterait le poste.   

En terminant, comme c’est ma dernière chronique avant Noël, je voudrais vous souhaiter à tous un joyeux temps des Fêtes. J’espère que vous passerez de bons moments en famille.  

Je vous transmets également mes meilleurs vœux pour la prochaine année... la santé en tête de liste. On se retrouvera en 2024! 

En attendant, vous pouvez relire toutes mes chroniques ici. 

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