Un verdict nul pour les Alouettes à Calgary


Benoît Rioux
Partager
CALGARY – À défaut de l’avoir emporté, les Alouettes sont toujours invaincus à l’étranger, ayant soutiré un verdict nul de 19 à 19 aux Stampeders, samedi soir à Calgary, à la suite d’une double période de prolongation.
• À lire aussi: Heureux d’avoir pu «embrasser sa sœur»
Avec ce résultat, le club montréalais a maintenant une fiche de 10-2-1 depuis le début de la saison.
Ce n’était pas le match le plus chic des Alouettes, ni pour les Stampeders d’ailleurs.
Un placement de 42 verges de Jose Maltos à la dernière seconde du quatrième quart a d’abord forcé la tenue d’une prolongation. Les bottés ont encore été à l’honneur durant la période supplémentaire, les deux équipes ayant échangé un placement autant lors de la première que lors de la deuxième prolongation.
«J'essaie de demeurer fort mentalement afin d'aider l'équipe, a simplement commenté Maltos, au terme de la rencontre. Le club avait besoin de moi pour ces quelques placements et j'ai fait mon travail.»
Et comment? Un autre placement de 53 verges de Maltos, au troisième quart, a aussi contribué grandement à ce que les Alouettes évitent la défaite.
Une décision douteuse
Rien ne fonctionnait dans ce match pour le club montréalais durant les 15 premières minutes de jeu et un peu plus... Même un botté bloqué de Sean Thomas Erlington, qui devait aussitôt ramener le club de Montréal dans la partie avec un premier touché, a été annulé par les officiels pour entamer le deuxième quart. Après révision, il a alors été jugé que le Québécois avait fait preuve de rudesse aux dépens du botteur, une décision du centre des reprises vidéo qui n’avait rien pour plaire aux Alouettes.
«C'est dur à avaler, on avait travaillé fort pour préparer ce bloc depuis quelques semaines, a noté Erlington, faisant preuve de sagesse pour ne pas livrer le fond de sa pensée. On l'a bien exécuté, mais il y a eu appel et il faut vivre avec.»

Naturellement, l’attaque anémique de la formation montréalaise doit aussi prendre une partie du blâme. Le quart-arrière Cody Fajardo a été limité à 204 verges de gains par la passe dans ce match, en incluant les prolongations, ayant complété 19 de ses 26 relais. Le pivot a néanmoins lui-même inscrit le seul touché des Alouettes avec une course trois verges au deuxième quart.
Toujours au sommet
Heureusement pour les partisans des Alouettes, le Rouge de Noir d’Ottawa s’était incliné contre les Tiger-Cats, plus tôt dans la journée de samedi à Hamilton, offrant ainsi une certaine marge de manœuvre aux Alouettes dans la lutte pour le sommet de la section Est.
Les Alouettes et le Rouge et Noir (8-4-1) ont d’ailleurs rendez-vous, à Ottawa, samedi prochain. Il s’agira d’un deuxième match d’une série de trois à l’étranger pour Montréal.
À Calgary, deux revirements ont principalement causé le mauvais départ des Alouettes. Le ballon semblait ainsi être une patate chaude pour Walter Fletcher et James Letcher fils en début de rencontre. Après une belle course, Fletcher a échappé l’objet dès la première séquence offensive du club montréalais. Cela permettait d’ailleurs aux Stampeders de récupérer le ballon dans une position avantageuse sur le terrain. La formation de Calgary en a profité, quelques instants plus tard, pour inscrire un touché sur une passe de 18 verges du quart-arrière Jake Maier au receveur Marken Michel. Dès le botté de dégagement, Letcher fils, spécialiste des retours, a également vu le ballon lui glisser des mains.
La moitié du premier quart n’était même pas atteint que les Alouettes tiraient déjà de l’arrière 10 à 0. La «patate chaude» s’est retrouvée dans le camp des Stampeders avant la mi-temps. La formation locale était à deux verges d’un deuxième touché dans ce match quand l’immense Tommy Stevens, sur une faufilade du quart, a perdu le ballon à son tour.