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Un triple olympien pour le mener à bon port

Photo Bartlema Photographie
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-02-23T21:29:08Z

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Quadruple médaillé olympique à ses trois présences sous les anneaux, le patineur de vitesse courte piste Éric Bédard prépare la relève dans sa famille.

À son année de 16 ans, le fils de sa conjointe patine déjà avec les meilleurs patineurs juniors au monde. Alexis Dubuc-Bilodeau possède encore deux années d’admissibilité dans les rangs juniors.

«C’est une surprise de le voir avec les meilleurs juniors parce qu’il patine sur son année de 16 ans, mais ce n’est pas surprenant compte tenu de son évolution, a résumé Bédard, qui dirige le programme sport-études à Trois-Rivières. On ne travaille pas sur les chronos contrairement à plusieurs patineurs, mais sur la façon de courir. C’est un processus.»

Heureux d’être dirigé depuis cinq ans par un entraîneur avec un palmarès aussi étoffé? «J’accorde beaucoup de confiance à Éric, a-t-il mentionné. Peu importe ce qu’il me dit, je vais le faire. Le sport n’a pas changé.»

Adepte du patinage de vitesse depuis l’âge de cinq ans, Dubuc-Bilodeau vit une période d’adaptation. «Comme il y a quatre ou cinq ans quand j’ai atteint la scène nationale, je vis un apprentissage. J’ai l’habitude de connaître tous mes adversaires. C’est plus stressant, mais c’est cool de rivaliser avec de nouveaux patineurs.»

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Trois facettes du patinage de vitesse allument l’élève de cinquième secondaire. «J’aime la vitesse, l’adrénaline et la stratégie. Contrairement au hockey où tu suis le plan de match, le courte piste est imprévisible. Tu ne peux jamais prédire ce qui va se passer.»

Entraîneur au sport-études depuis la fin tumultueuse de son association avec Patinage de vitesse Canada (PVC), qui l’a viré en 2019 sans lui donner d’explication, Bédard a rapidement remarqué qu’Alexis possédait un potentiel certain.

«J’ai vu assez vite qu’il serait bon, a mentionné le double médaillé d’or au relais 5000m des Jeux de 1998, à Nagano, et de 2002, à Salt Lake City. Alexis est un racer et il applique ce qu’il apprend. Il aime l’entraînement, il possède une très bonne technique et il est conscient de l’importance de récupérer. Il possède plusieurs outils. Il est aussi capable d’avoir un esprit critique.»

Étape importante dans son évolution

Dubuc-Bilodeau franchira une étape importante cet été en se joignant au Centre national à Montréal à temps plein. «C’est un peu stressant de quitter tous mes amis, me retrouver dans une nouvelle école et une nouvelle ville, mais je suis prêt à faire tous les sacrifices nécessaires pour ma carrière, a-t-il raconté. Cette année, j’aurais pu déménager à Montréal parce que j’avais mon brevet de Sports Canada, mais je voulais terminer mon cinquième secondaire en présentiel avec mes amis.»

«Je vais prendre un gros bagage d’expérience dans les deux prochaines années, d’ajouter Dubuc-Bilodeau. Mon objectif est de me qualifier pour les Olympiques et les Jeux de 2030 sont dans ma ligne de mire.»

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Bédard estime qu’une médaille individuelle au 1500m est un objectif au cours de son parcours junior.

Bonne décision

S’il gardera un œil intéressé sur la progression d’Alexis, Bédard assure que c’est la bonne décision de partir pour la métropole. «C’est une bonne chose qu’il puisse s’entraîner avec les meilleurs au pays, a-t-il expliqué. Il va se créer un esprit d’équipe et il va voyager avec tout le monde.»

À l’occasion de la Coupe Canada 3 dans quelques semaines, à Calgary, le patineur de 17 ans pourrait obtenir son billet pour les sélections olympiques d’août prochain en terminant dans le top 20.

«Il s’agirait d’une très belle expérience dans son cheminement, a expliqué Bédard. Il pourrait découvrir c’est quoi la pression de vivre des sélections olympiques, voir comment les vétérans se préparent et se forger une identité.»

«La porte n’est jamais fermée»

Après une carrière de plus de dix ans au plus haut niveau, Bédard aimerait-il retourner avec l’élite internationale? «La porte n’est jamais fermée, a-t-il souligné, mais je ne sauterai pas sur la première opportunité. J’ai dit non à quelques offres à l’international.»

«La situation est différente du moment où j’ai pris ma retraite, de poursuivre Bédard. J’étais à la recherche d’un emploi, ce qui n’est pas le cas maintenant. Notre entreprise [Nagano Skate] a pris son envol pendant la pandémie. Je ne voudrais pas mettre l’entreprise à risque si je quittais.»

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