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Un trio 100% québécois à Calgary pour le Canadien: de quoi rappeler des souvenirs à Maxim Lapierre

Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-10-22T18:44:34Z

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Un trio entièrement québécois à une époque où on compte 32 équipes, et même un Slovène, dans la Ligue nationale de hockey, c’est rare. On y aura droit à Calgary mercredi soir alors que les Canadiens de Montréal réuniront Zachary Bolduc, Joe Veleno et Joshua Roy pour affronter les Flames.

La rétrogradation d’Owen Beck et le rappel de Roy la veille ont permis la création de cette combinaison par l’entraîneur-chef Martin St-Louis. Combinaison qui n'aurait pas été possible sans les blessures subies par Kirby Dach et Patrik Laine qui ont ouvert la porte à Veleno, laissé de côté lors des cinq premiers matchs de la saison.

«[Roy] est un gars rempli de talent et doté d’un QI hockey incroyable, a mentionné Bolduc mercredi. Je suis excité. Avec Joe [Veleno], on peut créer quelque chose de bon ce soir.»

L’analyste de TVA Sports Maxim Lapierre partage cet avis. L’ancien agitateur du CH a fait partie d’un des rares trios entièrement québécois de l’histoire moderne de l’organisation.

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En 2008-2009, Guy Carbonneau avait décidé de jumeler Lapierre, Steve Bégin et Georges Laraque.

L'expression galvaudée du trio «difficile à affronter» leur allait comme un gant.

«Un beau trio fatigant, a lancé en rigolant Maxim Lapierre, que l’on a rejoint quelques heures avant l’affrontement entre les Canadiens et les Flames. Steve et moi, on frappait, on dérangeait et en arrière, on avait Georges. Avec lui, nos adversaires acceptaient de se faire brasser.

«On avait scoré une couple de buts. On était partis sur une séquence à moment donné. Dans ma tête, on dirait que ça fait 50 ans.»

Lapierre est également persuadé d’avoir joué à l’occasion sur un trio avec Latendresse et Bégin ou encore avec Bégin et Mathieu Dandenault. Et probablement quelques présences avec Alex Tanguay.

Trois Québécois sur un trio, ça ne change pas le monde, mais Lapierre estime que ça peut faire une différence.

«On dirait qu’il y a une fraternité et un soutien un peu plus intenses entre les trois joueurs lorsque ça se produit, a fait vavoir l’ex-numéro 40. Ces gars-là se connaissent bien à l'extérieur de la glace. Il y a une émotion supplémentaire, une sorte d'entraide.»

Si on a pu voir quelques rares combinaisons entièrement québécoises dans la dernière décennie chez le CH, elles ont souvent été brèves. On peut penser au trio composé de Michaël Bournival, David Desharnais et Pierre-Alexandre Parenteau qui n’avait duré qu’une seule période en 2014-2015 avant que Michel Therrien ne le modifie.

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