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Un Super Bowl père-fils dans les camps ennemis: les Chiefs et les Eagles soulèvent les passions dans la famille Morris à Boisbriand

Portant fièrement le chandail de Saquon Barkley, vedette offensive des Eagles, Jean-Philippe Morris se promet une victoire des siens pour briser le rêve de trois championnats de suite des Chiefs de son père, Richard.
Portant fièrement le chandail de Saquon Barkley, vedette offensive des Eagles, Jean-Philippe Morris se promet une victoire des siens pour briser le rêve de trois championnats de suite des Chiefs de son père, Richard. Ben Pelosse / JdeM
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-02-03T11:00:00Z

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Richard et Jean-Philippe Morris se gavent toutes les semaines de NFL et soutiennent les mêmes équipes, dans un bel élan de solidarité père-fils. Dimanche, toutefois, le Super Bowl posera un accroc majeur à leur tradition puisque le papa est un fidèle des Chiefs, tandis que fiston se décrit comme «fan extrêmement fini des Eagles».

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Si vous croyez que ça va brasser pour ce choc à La Nouvelle-Orléans, ce sera bien plus tendu dans la maison familiale à Boisbriand!

Bon, peut-être pas, quand même, mais sachez que les deux complices s’en donnent déjà à cœur joie.

«On est tout le temps ensemble pour le football, mais là, pendant quatre heures, on ne se parlera plus!», tranche Jean-Philippe, question de lancer les hostilités d’une semaine fertile en émotions.

Évidemment, les deux en rient de bon cœur. Et jusqu’à preuve du contraire, Richard Morris n’entend pas déshériter son fils, advenant une défaite des Chiefs! N’empêche que déjà, les couteaux s’affûtent.

«On ne se chicanera jamais... mais ça se picosse beaucoup!», mentionne d’un ton amusé le père de famille.

Une belle tradition

Depuis 2005, le père et le fils ne ratent pas un rendez-vous dominical. Leur grand-messe à eux, c’est la NFL, et le Super Bowl, un rituel sacré.

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Jean-Philippe n’avait que 10 ans à l’époque et les Eagles ont trouvé leur place dans son cœur de gamin.

«Depuis que je suis la NFL, c’est plus que les Eagles, c’est Philadelphie. Je suis quelqu’un d’extrêmement intense dans ses passions, donc cette ville me parle. Je suis professeur d’histoire aussi, donc Philadelphie vient me chercher. Il n’y a rien qui va me faire décrocher des Eagles, à part si une équipe débarque à Montréal!», sourit Jean-Philippe.

Son père est le premier à reconnaître que son cœur a souvent vacillé. Ce qu’il admire par-dessus tout, c’est le jeu des quarts-arrières. Ses allégeances ont donc varié au fil des ans, jusqu’à ce qu’il découvre un certain Patrick Mahomes.

«Je me souviens encore, c’était son tout premier départ avec les Chiefs et je l’ai vu faire une passe sous-marine. Jean-Philippe me disait toujours que je devais me choisir une équipe et quand j’ai vu cette passe-là, je l’ai texté et je lui ai dit que j’avais mon équipe. Mettons que j’ai été bien servi depuis», rigole-t-il.

Une deuxième expérience

Tous les ans, au Super Bowl, Richard et Jean-Philippe Morris choisissent de se ranger derrière la même équipe. Sauf une seule fois, il y a deux ans, lors du premier duel au match ultime entre les Chiefs et les Eagles.

«Le fun est là quand même et on garde nos traditions avec nos invités. C’est juste que l’ambiance durant la partie, c’est spécial. C’est comme s’il nous manque notre partenaire habituel», se remémore Jean-Philippe.

https://youtu.be/udiH51_OcGU?si=gAjTeSJ8Vjc2RoKi
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Dans ce duel, les Chiefs avaient comblé un déficit de 10 points après la demie pour renverser les Eagles.

«On ne regardait pas le spectacle de la mi-temps, donc Jean-Philippe et moi, on est sortis dans le spa et je lui ai dit: “Crime, vous allez nous avoir...”. Mais c’était mal connaître Andy Reid. Ce coach est tellement intelligent!», se réjouit Richard.

Tout est permis... ou presque

AFP
AFP

Pour ce deuxième Super Bowl entre leurs équipes chéries respectives, il n’existe qu’une seule règle. Pas le droit de rire en cas de blessure.

«Tout le reste des erreurs, des revirements, des mauvais jeux, des mauvaises décisions, tout est permis!», spécifie Jean-Philippe.

Pour lui, l’occasion est belle de voir son équipe briser le rêve de trois championnats de suite pour les chouchous de son père.

«Pour un fan des Eagles, c’est l’occasion rêvée de se venger du Super Bowl d’il y a deux ans», dit-il.

«On ne sait pas si on va l’avoir notre three-peat, mais c’est l’histoire qui pourrait s’écrire. Peut-être que ça n’arrivera plus avant 50 ans!», réplique son père.

D’ici là, fiston promet de lui envoyer «une bonne compilation de vidéos et de statistiques» qui démontrent que les Eagles vont gagner.

«Bof, il va juste pleurer encore plus fort», nargue gentiment son père.

Ça promet!

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