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Un souverainiste comme président de la Chambre des communes

Le bloquiste Louis Plamondon a été désigné président intérimaire

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Photo portrait de Guillaume St-Pierre

Guillaume St-Pierre

2023-09-27T17:44:18Z
2023-09-28T01:04:20Z

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OTTAWA | Les partis fédéraux se sont entendus pour confier la présidence de la Chambre des communes au bloquiste Louis Plamondon pour remplacer au pied levé Anthony Rota, qui a démissionné dans la disgrâce après avoir invité un ex-soldat nazi au Parlement. 

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« Tous les partis s’entendaient qu’il fallait trouver une personne qui fait l’unanimité et qui ne fait pas de chicanes avec les autres députés, a affirmé M. Plamondon en entrevue. J’ai toujours eu une belle relation avec les autres députés, donc ils m’ont choisi. » 

La présidence de M. Plamondon a débuté officiellement après le départ de M. Rota, mercredi soir.

Sans un président de remplacement, la Chambre aurait été obligée d’ajourner ses travaux jusqu’à l’élection d’un successeur, qui est prévue mardi prochain. 

Les partis à Ottawa se sont donc tournés en catastrophe vers le député bloquiste de 80 ans, qui est aussi de loin le doyen de la Chambre, lui qui siège à Ottawa sans interruption depuis le 4 septembre 1984. 

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M. Plamondon a d’abord été élu sous la bannière des progressistes-conservateurs de Brian Mulroney, avant de participer à la fondation du Bloc Québécois, après l’échec de l’accord du lac Meech. 

Ironique, un souverainiste ? 

En tant que doyen des députés, M. Plamondon a présidé à l’élection de cinq présidents par le passé. Ce n’est donc pas la première fois qu’il s’installe momentanément dans le fauteuil vert du président. 

Mais c’est la première fois qu’il portera officiellement ce titre en bonne et due forme pendant plusieurs jours, jusqu’à ce qu’un successeur soit choisi par vote préférentiel. 

Est-il ironique qu’un souverainiste occupe temporairement le poste de président de la Chambre des communes ? 

« L’ironie, c’est plutôt de leur côté, lance-t-il. C’est eux qui m’ont nommé ! » 

Le rôle de M. Plamondon demeurera symbolique, dans la mesure où les adjoints de M. Rota présideront les travaux de la Chambre durant la très vaste majorité du temps. 

Quatre candidats 

Quatre candidats sont sur les rangs pour remplacer le Franco-Ontarien Anthony Rota dans le rôle de président, qui donne droit à d’énormes privilèges, dont une prime salariale de 92 800 $, un chauffeur et une résidence officielle. 

Le vice-président de la Chambre, le conservateur acadien Chris d’Entremont, la néo-démocrate franco-ontarienne Carol Hughes et les libéraux québécois Greg Fergus et Alexandra Mendès se présentent pour le poste de président. 

Le Kremlin a par ailleurs appelé mercredi à juger Hunka, entraînant l’ouverture par la Pologne d’une enquête en vue d’une possible extradition. 

« Les autorités canadiennes sont tenues de soumettre à la justice ou de remettre ce criminel à ceux qui veulent rendre justice. Il est clair qu’il s’agit d’un nazi », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. 

- Avec l’AFP

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