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Un sous-marin russe traqué dans la Manche pendant trois jours par la marine britannique

AFP

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2025-12-11T21:07:57Z

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La Royal Navy a traqué pendant trois jours un sous-marin russe qui naviguait dans la Manche, a-t-elle annoncé jeudi, au moment où le Royaume-Uni œuvre à renforcer sa lutte contre cette menace.

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Un navire ravitailleur de la marine britannique, avec un hélicoptère embarqué, a été déployé pour suivre le sous-marin de classe Kilo Krasnodar, très furtif, et le remorqueur Altay.

Ces navires russes sont arrivés par la mer du Nord et sont passés par le détroit du Pas-de-Calais pour entrer dans la Manche.

La Royal Navy, qui ne précise pas quand la traque a eu lieu, a indiqué dans un communiqué qu'elle était prête à «enclencher des opérations anti sous-marins» si le Krasnodar avait plongé dans les eaux.

Mais celui-ci a navigué en surface tout le temps de l'opération, malgré des conditions météorologiques défavorables.

Une fois arrivés près de l'île d'Ouessant, au nord-ouest de la France, les Britanniques ont passé le flambeau à un allié de l'OTAN.

L'armée britannique avait déjà mené une opération de filature similaire en juillet, après avoir repéré le sous-marin russe Novorossiïsk dans ses eaux territoriales.

Le ministre de la Défense, John Healey, a annoncé lundi le lancement d'un programme de plusieurs millions de livres pour améliorer les capacités de la Royal Navy face aux «menaces sous-marines» de Moscou.

Selon Londres, l'activité des sous-marins russes dans les eaux britanniques a augmenté de 30% ces deux dernières années.

Le Royaume-Uni et la Norvège ont signé début décembre un accord de coopération pour opérer ensemble une flotte de frégates pour «traquer» ces sous-marins en Atlantique Nord.

Jeudi, le président de la Chambre des Communes Lindsay Hoyle a aussi écrit une lettre aux députés britanniques, les avertissant que les tentatives d’hameçonnage menées par des acteurs russes sur Whatsapp ou d'autres applications de messagerie étaient en augmentation.

Celles-ci visent à tromper les élus pour qu'ils partagent des informations sensibles ou compromettantes.

Le National Cyber Security Centre britannique a dit jeudi «travailler avec des partenaires au sein du gouvernement et du Parlement en réponse à des ciblages récents sur des applications de messagerie commerciales, notamment Signal et WhatsApp».

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