Un soupçon de Montréal dans l’uniforme des Wizards


Benoît Rioux
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Ils seront au moins une trentaine de partisans à encourager les Wizards de Washington, dimanche, au Centre Bell, puisque la recrue Kyshawn George a encore une bonne partie de sa famille établie dans la région de Montréal.
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Des oncles, des tantes, des cousins, des cousines. George a déniché des billets pour bon nombre d’entre eux, avec l’aide de son père, Deon, pour ce match préparatoire contre les Raptors de Toronto.
Sélectionné en première ronde, 24e au total, du plus récent repêchage de la NBA, le joueur originaire de la Suisse raconte lui-même de très bons souvenirs reliés à différents séjours chez ses grands-parents, à Montréal, pendant les périodes estivales de sa jeunesse.

«Quand je me réveillais le matin, grand-maman Yvette était déjà en train de préparer le déjeuner, que ce soit des crêpes ou d’autres plats», vient raconter Kyshawn, avec le sourire.
Avec du sirop d’érable sur la table, évidemment.
Le fils de Deon
Âgé de 20 ans, l’athlète est donc le fils de Deon George, un ancien joueur de basketball ayant grandi dans le quartier Côte-des-Neiges. Après un passage au début des années 1990 à l’Université Saint Francis, en Pennsylvanie, le paternel a représenté le Canada pour mieux poursuivre sa carrière en Europe. C’est ainsi qu’il a rencontré Sophie et fondé une famille en Suisse.
«Ça va être spécial pour moi de pouvoir être devant des membres de ma famille qui ne m’ont jamais vu jouer auparavant, j’imagine leur excitation puisqu’ils seront tous là, a commenté Kyshawn. Je sais que mon père a aussi invité des amis.»
Futur représentant du Canada?
L’ancien joueur des Hurricanes de l’Université de Miami, qui s’exprime d’ailleurs parfaitement bien en français, convient que son sentiment d’appartenance demeure peut-être plus grand pour la Suisse, où il a grandi. Par contre, il suit avec attention ce qui se passe dans le monde du basketball canadien. Il n’exclut pas la possibilité de suivre les traces de son père et de représenter un jour le Canada sur la scène internationale.
«Je n’ai jamais été dans le réseau du basketball au Canada, mais j’aimerais peut-être jouer un jour pour l’équipe nationale alors que le pays semble en voie de devenir une puissance à l’échelle mondiale», a indiqué George.
À court terme, le géant de 6 pi 8 po espère surtout réussir ses débuts dans la NBA, avec les Wizards.
«Je suis un travaillant, a-t-il exprimé. Je vais tout donner pour pouvoir jouer le plus de minutes possible.»