Un souci de moins pour l’offensive du Rouge et Or


Richard Boutin
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À la recherche de solutions depuis la blessure à un genou de Jérémie Ouellette qui a mis un terme à sa saison, le Rouge et Or de l’Université Laval a poussé un soupir de soulagement après la prestation de William Tremblay.
Dans une victoire de 41 à 18 face aux Stingers de Concordia, samedi au PEPS en demi-finale du RSEQ, Tremblay a réussi trois touchés dans des situations de courts gains à la porte des buts.

«C’est rassurant de voir ce qu’il a fait, a mentionné le coordonnateur offensif Justin Éthier. Il a très bien fait à son retour au jeu. Ce n’est pas comme s’il avait pratiqué tant que ça depuis deux ans dans ce rôle, mais ce n’était pas nouveau pour lui de s’installer derrière le centre.»
«William est un gros bonhomme», d’ajouter Éthier, «mais il peut aussi lancer le ballon. C’est un élément très important de bien faire quand on se retrouve à la porte des buts».
Parce que l’offensive du Rouge et Or roule rondement cette saison contrairement à 2023, ce type de situation où il ne manque qu’une verge ou deux se produit fréquemment cette saison. «Les chiffres où on utilise cette formation cette saison ne sont aucunement comparables avec ceux de l’an dernier d’où l’importance d’avoir un joueur de confiance», a souligné Éthier. «William a été utilisé dans cinq jeux contre Concordia, ce qui est beaucoup.»
Utilisé comme secondeur et quart-arrière avec les Pionniers de Rimouski, Tremblay a été muté à la position de centre arrière cette saison. Il avait vu de l’action comme spécialiste des courts gains à quelques reprises l’an dernier, notamment à la Coupe Dunsmore.
«En misant sur cette stratégie, on veut protéger Arnaud [Desjardins], mais il faut aussi comprendre que ce n’est pas donné à tous les quarts-arrière d’être aussi bons dans cette facette que Hugo Richard», a expliqué Éthier. «Depuis la blessure à Jérémie, on tentait de trouver une solution. On a utilisé Isaac [Gaillardetz] contre McGill, mais ça faisait longtemps qu’il ne s’était pas retrouvé dans cette situation.»
À Sherbrooke, lors d’un 3e essai avec une verge à franchir, Desjardins a remis le ballon à Mathieu Roy qui a été freiné par le Vert & Or. Si Tremblay ou Ouellette avaient été en uniforme, la stratégie de la faufilade du quart-arrière aurait fort probablement été utilisée.
Tremblay était très heureux de la tournure des événements. «Ça s’est mieux passé que je pensais», a-t-il souligné. «Je ne pensais pas avoir l’opportunité de marquer trois touchés. Deux fois, Alex Duff a réussi de gros jeux qui nous ont amenés à la porte des buts et je n’ai eu qu’à terminer le travail.»
«La ligne offensive a fait un gros travail», d’ajouter l’étudiant en génie mécanique. «Je n’ai presque pas été touché à mes deux premiers majeurs. Je n’avais pas de doute qu’on pouvait courir. Je suis content qu’on m’ait confié cette tâche. La position de centre arrière est physique et ça me garde dans le bain.»
Blessé plus souvent qu’à son tour depuis son arrivée à Laval l’an dernier, Tremblay n’a pas vu d’action dans les unités spéciales aux Stingers afin de maximiser ses chances de demeurer en santé. «Ma blessure est derrière moi», a-t-il précisé. «Je porte une orthèse uniquement pour être certain.»